Disclosure est un duo composé de deux frères, Guy et Howard Lawrence, à peine 40 ans à eux deux. Révélation britannique en 2012, les deux frangins s’imposent désormais au monde entier, avec Settle, leur premier album. Disclosure a grandit dans les années 2000, le mythe des années 90 en guise de nirvana musical. C’est justement dans ces années que la musique électronique britannique était au sommet de son art, avec une grande vague house intercalée entre la techno de Detroit et la french touch. Depuis, l’Angleterre fait moins rêver, mais remonte la pente progressivement. Elle a levé la tête avec le dubstep, emmené par Skream, s’est remise debout avec du post-garage comme avec SBTRKT, et marche désormais, grâce à Disclosure. Le duo s’impose comme le chef de file d’une nouvelle generation de musiciens, produisant de l’electronique, mais ne connaissant pratiquement pas de limites à leur inspiration, du hip-hop à la techno en passant par le step ou l’indie. On peut affilier à cette dream team le déjà bien rodé James Blake, AlunaGeorge, Jamie XX ou bien Jessie Ware. On connaissait déjà un visage de Settle : celui des singles, comme en témoigne les bien-aimés Latch ou bien White Noise, qui a atteint la deuxième place des charts britanniques. On part donc sur du solide, la touche Disclosure est dévoilée avec la manière. Une force de cet album, c’est cette richesse à sans arrêt se renouveler, pour ne jamais nous ennuyer malgré ses 17 pistes. Et pas besoin d’être un fan introverti de UK house pour le constater ! Les inspirations très variées y sont pour beaucoup. On peut passer d’une house très energique aux basses vrombissantes rappelant Superfunk (Stimulation) à une production à la fois décousue mais bien ficelée (Second Chances). Une autre explication à cette richesse...
Random Access Memories : ce qu’on en pense, ce qu’il en restera...
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La sortie phare du moment, c’est l’inévitable Random Access Memories, 4ème effort de Daft Punk. Un album bien différent des ses prédécesseurs. De quoi dérouter plus d’un afficionado du duo, qui a choisit de s’éloigner des ordinateurs pour se rapprocher des instruments. Carton plein pour les critiques, tolé récurrent chez les fans. Et nous, en bons fans critiques, qu’est-ce qu’on en pense ? Avec Julien et Pierre-Elie, on vous donne notre avis, surprises et déceptions. On vous dévoile aussi ce qui va se passer pour Daft Punk dans les temps qui suivent. JULIEN : Un petit mot sur l’album avant de présenter mes coups de cœur, Daft Punk présente une œuvre très complète, à la hauteur du matraquage commerciale des deux derniers mois, avec une variété assez impressionnante. Le duo suit toujours la même intrigue tout au long de Random Access Memories, son originalité de toujours, sa touche personnelle qui – même si elle peut soulever bien des critiques – est inlassable et qui est poussé à son maximum dans ce nouvel opus : « Ici, nous essayions de rendre les voix robotisées le plus humain qu’elles n’ont jamais étaient, en ce qui concerne l’expressivité et l’émotion ». C’est extrêmement difficile de choisir un morceau plutôt qu’un autre dans cet océan qui était il y a encore quelques jours encore inconnu, mais je parlerai de 3 morceaux qui m’ont paru intéressant, qui ne sont pas forcément mes préférés, mais qui me plaisent, tout simplement. Chilly Gonzales accompagne au piano les Daft sur Within avec un changement de gamme en intro bien prenant. Le morceau mêle à la perfection la partie instrumentale et l’électronique du synthé et des voix. En mettant les paroles en relation, l’impression d’un type perdu, mi-humain mi-rien est sublimée par le chant à la...
Pourquoi Access All Arenas déçoit...
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Sortit lundi, Access All Arenas est le nouvel album live du duo électro Justice. L’enregistrement de ce nouveau disque, long de plus de 70 minutes, s’est fait dans les mythiques Arènes de Nimes le 19 juillet 2012, en plein milieu d’une imposante tournée mondiale qui a duré tout le long de l’année. Jusque là, rien de remarquable. Mais voila, il y a quelques hics, qui ne peuvent laisser quelqu’un intéressé par Justice indifférent. Tout d’abord, cet album live n’est pas le premier, mais le second. Rapide recap’ : Justice commence sa carrière en sortant quelques morceaux et remixes à partir de 2003, sort son premier album, le magistral †, en 2007, suivit d’une tournée mondiale qui accouchera d’un premier album live, A Cross The Universe. Le deuxième album, Audio Video Disco, arrivera en 2011. On peut donc se poser la légitime question qu’est la suivante : Access All Arenas est-il une bonne suite de A Cross The Universe ? Il semble intéressant de comparer les deux lives. En effet viennent bien d’une époque différente (il existe une énorme différence de style entre le dirty et sombre† et le rock’n’roll Audio Video Disco. Pour compenser une discographie pas très étoffée A Cross The Universe (ACTU pour les intimes) allait notamment chercher des parties métal, jouées à la sauce Justice, qui rendait la chose incroyablement puissante et nerveuse. Sur Access All Arenas (AAA), le mix entre les deux opus est suffisant. On entend donc plus de Justice, mais on dit adieu aux extraits de Ministry ou bien au remix de Master of Puppets de Metallica. Un choix bien dommage, car, même n’étant pas fan de métal, j’aurai aimer vivre ce choc des styles. Dans la même optique, un autre reproche que l’on peut faire à AAA, c’est sa baisse de puissance. L’exemple le plus frappant concerne Phantom pt. II. Sur ACTU, on avait le droit à 3 montées et breaks complètement fous répartis sur presque 10 minutes, pour...
Major Lazer – Free The Universe...
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Major Lazer, le projet du superproducteur américain Diplo (on lui doit MIA, Santigold, Snoop Lion…), sort son deuxième album, 4 ans après le nuancé Guns Don’t Kill People… Lazers Do. un savant mélange de dancehall, ragga ou d’électronique, a fait de Major Lazer un groupe à part du paysage musical, proposant des sons plutôt variés. Free The Universe, second opus, concorde parfaitement avec l’arrivée du beau temps. Parce qu’écouter du Major Lazer sous la neige, c’est comme manger une fondue un 14 juillet. Enfilez vos tongs et maillots, on vous raconte votre été 2013. L’album se compose de 14 tites, sur lesquels ont collaboré… 31 artistes ! On va pas tous les citer, mais on peut quand même dire que le plateau est assez relevé, et surtout très varié. On retrouve du hip-hop (Wyclef Jean, Santigold), du ragga (Shaggy), de l’electro (Flux Pavilion, Laidback Luke) et même du rock (Erza Koening de Vampire Weekend). Décollage. On démarre avec You’re No Good, qui fait une très bonne intro, portée par une très bonne Santigold, qui pose sa voix envoutante sur le refrain. A coté, de grosses basses raggas pour une ambiance qui sonne très bien. Ça sonne bien, très bien. Sur Jet Blue Jet, on retrouve plus un rythme rapide, qui sonne dancehall. S’ajoute de grosses percus sur un glitch electro, des claps. Tout ça donne un truc bien dansant, même s’il y a nettement moins d’ame que lors de la première track. Ceci est rattrapé par le superbe Get Free, qui fut l’un des meilleurs titres de l’année 2012. Chantée par Amber, la chanson est légère, et nous transporte à travers les caraïbes… Hmm… Le titre est très calme, ce qui contraste avec le reste de l’album. Mais jamais on oublie de danser ! L’autre gros tube de l’album, c’est Jah No Partial, qui...
Laurent Garnier – Jacques in the box Remixes ep...
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Souvenez-vous, c’était il y a un peu plus d’un an : on apprenait la surprenante collaboration entre le label fleuron de l’electro française, Ed Banger Records, et le pape de la musique électronique française, Laurent Garnier. Ce monsieur, pour rappel, est un des grands précurseurs des rave party en France, un des plus fervents promoteurs de la musique électronique notamment la techno de Detroit, au près du grand public. Enfin, c’est le premier lauréat des Victoires de la Musique dans la catégorie « Musiques électroniques », en 1998. L’association Ed Banger / Laurent Garnier a donné naissance à un ep grandiose, ressuscitant la vielle techno comme on en faisait si bien au début de Garnier. En 2013, on remet le couvert avec un nouvel ep de remixes du titre Jacques in the box, sortit l’an dernier. On retrouve 2 remixes dans la version officielle de l’ep. C’est peu, mais il y a du lourd. En effet, le premier nous vient de l’association inédite de deux lurons qu’on connait bien en tant que copains DJs, mais pas sous la casquette copains producteurs : Brodinski et Gesaffelstein. Le premier est fan de trap et de hip-hop aux beats bien lourds, le second préfère l’électronique de Dopplerefekt ou de Kraftwerk. Deux mondes bien différents, pourtant les deux connaissent un grand succès, et de beaux jours leur sont promis. Cette association inédite a donc soulevé pas mal d’attentes. Verdict : un boucle puissante, une ambiance lourde et dark comme sait le faire Gesaffelstein sur low-tempo inspiré par Brodinski… Mais rien de plus. Il manque le petit truc qui aurait fait que ces 6 minutes pourraient concurrencer l’original, qui était, force est de le reconnaître nettement au dessus. Dommage, car ce duo a largement le potentiel de sortir des trucs très balèzes. Le deuxième remixe nous vient de Laurent Ganier himself, qui nous livre un ‘Chicago...
Woodkid – The Golden Age...
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Le rémois Yoann Lemoine, que l’on connait sous le pseudonyme de Woodkid, sort The Golden Age, son premier album. Clippeur pour Lana Del Rey, Rihanna ou bien Moby, on connaissait avant tout ses qualités de réalisateur. Il se lance dans son projet musical début 2011, quand sort Iron, son premier EP, où l’on trouve notamment le titre phare Iron et d’un clip fantastique, la pièce fait le tour de la toile et reçoit des éloges de toutes parts. On a rarement vu une entrée si remarquée. Restait à prouver que Woodkid n’était pas « l’homme d’un morceau ». L’enfant de bois a confié la production de son album à de nombreux musiciens de qualités, principalement à Guillaume Brière, moitié du fantasque duo The Shoes. Egalement entouré d’un orchestre, Woodkid nous livre une oeuvre bouleversante. L’album débute sur The Golden Age, titre éponyme de l’album. On rentre directement dans l’univers crée par l’artiste : un mélange entre classique et pop, qui pourrait en laisser plus d’un sceptique sur le papier. Mais le mélange des codes de ces genre crée une ambiance totalement différente, portée par la voix grave et chaleureuse de Lemoine ainsi qu’un subtil mélange entre percussions, cuivres, piano. Woodkid pioche dans un genre, lui applique sa propre recette, et il en ressort une musique nettement différente, mais toujours plus attirante. On est pris dans un rythme très rapide, toujours dicté par des percussions extremement efficaces, sur un fond de musique d’orchestre. Le titre nous transporte, nous dépose là où il le veut pour nous raconter son histoire. C’est ça Woodkid : une grande musique sublimée par une histoire tout droit tirée d’un conte fantastique. Celui-ci se voit donné un héro avec Run Boy Run, titre donnant envie de s’évader, dicté par les paroles de Lemoine. Un rythme très rapide, coupé par de grandes envolées...
Kavinsky – Outrun...
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Le 24 février, Vincent Belorgey, bien connu par le grand public sous le pseudonyme de Kavinsky, nous a livré Outrun, son premier album. Kavinsky s’est d’abord fait connaître par le biais d’ EP remarqués, puis en faisant, en compagnie de SebastiAn, qui a également produit Outrun, la première partie de la tournée de 2007 de Daft Punk. Mais Kavinsky est surtout connu par le grand public pour son Nightcall, produit par une moitié de Daft Punk, qui fut utilisé comme bande son d’introduction au bien aimé Drive. L’album fut de nombreuses fois repoussé. Résultat : si on suit le Kav’, on connaît une grande majorité des titres présents sur le disque avant qu’il ne sorte. La surprise est donc moins grande, mais ce n’est pas tout… Outrun commence avec Prélude. Sur un discours de Paul Hahn, manager des Daft Punk, présentant le personnage zombie qu’incarne Kavinksy et son histoire, on entend les premiers riffs propres à l’artiste. Mais rien de plus, ce qui en fait une intro classique. Arrive Blizzard. Tout part d’un coup, et là c’est la bonne surprise : le mec nous fait vraiment un truc original. Même si je n’adhère pas complètement, je vois bien qu’il y a du talent là dedans. Et puis, en fouinant un peu, de liens en liens, je tombe sur un générique de la série Sankukai, qui s’avère être l’identique de Blizzard, à un beat moins lourd près. Le sampling, c’est bien, le plagiat, c’est moins bien, même s’il suit une bonne référence. Cette démarche semble complètement insensé de la part d’un artiste ayant un statut de l’ampleur que celui de Kavinsky. On essaye d’oublier et on passe à Protovision, premier single officiel de l’album, sortit en décembre dernier. Avec ses envolées de guitares magistrales, son ambiance dark fantastique, le track transporte loin, très loin. Assurément une des grosses...
DSL – After
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La fratrie DSL est de retour avec un album qui tape fort. Sorti depuis 10 jours, After montre que 10 ans d’attente, ça a beau être long, mais parfois, ça vaut le coup. Et en parlant de coup, j’en ai pris un grand en l’écoutant! Petit rappel pour ceux qui dormaient au fond : DSL, c’est un peu un OVNI musical. Groupe évoluant à la frontière entre l’électro et le rap, qui a sorti son premier album en 2003 (et qui, soit dit en passant, était une petite bombe!). Après, plus rien pendant 5 ans, jusqu’à la parution sur Ed Banger Records de 3 EPs d’excellence, le plus récent étant Supalove. Autant dire que j’étais complètement frénétique quand ils ont annoncé la sortie d’un nouvel album pour 2013. Et je n’ai pas été déçu, mais alors pas du tout.Ce qui marque avant de lancer l’écoute, c’est le visuel du CD. La couverture est sobre mais très réussie, et dès qu’on ouvre le boitier, on se prend une explosion de couleurs dans les yeux, que ce soit sur l’artwork ou le disque en lui-même (les visuels ont étés réalisés par l’artiste 2Shy, pour les intéressés). Alors oui, ca n’a pas de réelle influence sur l’écoute, mais bon, joli visuel c’est toujours sympa. L’album commence avec Spliff, et là, on a le parfait exemple d’une chanson d’anthologie. Musique éléctro ultra-entraînante, paroles travaillées et drôles, du DSL à l’état pur. Un morceau qui plaira peut être plus aux « nouveaux fans » du groupe, friands des instrus dansantes du groupe, mais pour moi, c’est le gros coup de coeur de l’album. On enchaîne avec Last Dance with The Devil, qui est un morceau qui m’a aussi convaincu dès la première écoute. Une instru aérienne à base de piano et de synthés, des paroles en franglais assez personnelles, bref, vraiment un titre posé...
Daft Punk, mise au point...
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Daft Punk, c’est trois albums, sortis entre 1997 et 2005, visitant house (Homework), disco (Discovery) ou rock (Human After All), tous considérés comme des bibles de la musique électronique. C’est également des lives extraordinaires, que ce soit dans la folie house de 1997 ou bien la claque visuelle et auditive de 2007. Enfin, ce sont les chef de file du rayonnement de la musique française électronique dans le monde, la « french touch », suivit d’artistes comme Air, Phoenix ou Justice. Le duo suscite énormément d’attente en ce début d’année, car les indices d’un nouvel album sont de plus en plus nombreux, même s’ils sont parfois de trop… Ce que l’on imagine : On attend beaucoup des deux robots français, il n’y a qu’à voir le buzz qu’ont déclenché quelques rumeurs fabriquées sur la toile. En voici quelques unes, illustrant le degré d’espérances misé sur Daft Punk. Renoma Street : Dans le Tsugi Magazine de juin 2012, la rédaction publie les 10 nouveautés qui tourne en boucle dans ses bureaux. On retrouve un certain Renoma Street de Daft Punk… Directement, tout le monde s’enflamme, la rédaction de Tsugi twitte un 21/07, directement interprété comme la date de sortie du titre. Une pochette naît… De grandes références comme NME ou Fact Mag annoncent la sortie imminente de l’inédit. Finalement, dans son numéro de juillet, Tsugi dément avec amusement toute sortie, et analyse avec intelligence le buzz énorme qu’a crée cette nouvelle. No End : Un leak de l’album ? C’est ce qu’a voulu faire croire un fan dont les intentions sont plutôt incompréhensibles. Il a publié sur internet une pochette qui était en fait vulgairement celle de l’album Homework en couleur inversée, une date (13 mars 2013), un nom (No End, donc) et même un preview, qui...
Top 10 titres / Top 3 concerts – 2012 #Sam...
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La rédaction de Little World Music poursuit son top de l’année 2012. Après Ju et Max, voici mon tour, avec une sélection plutôt orientée electro… mais pas que. Enjoy ! TOP TITRES : 10 – Breakbot, One Out of Two : Le troisième single du premier LP de Breakbot, le très bon By Your Side, allie à merveille guitares kitschs dignes d’un générique de feuilleton des années 80 avec la touche disco si particulière qui fait de Breakbot un king dans le domaine. 9 – Django Django, Default : Un morceau alliant avec talent énergie, originalité et qualité. Une bien grosse production pourtant simple mais ultra efficace, également extrêmement efficace en live. Un groupe à voir, et à suivre ! 8 – Frank Ocean, Pyramids : Même si le reste de l’album m’a difficilement convaincu, ce titre reste une pièce maîtresse incroyable, allant visiter un grand répertoire du r’n’b en passant par une instru monstrueuse mixant electro et dubstep. Un vrai renouveau pour le r’n’b américain, qui semblait au plus bas depuis quelques années. 7 – Kavinsky, Protovison : 2012 devait être l’année d’Outrun, premier album de Kavinsky, mais finalement nous n’en avons eux que quelques bribes, et notamment Protovison. Presque 6 mois après avoir été dévoilé en live aux Solidays (ce qui a crée un buzz conséquent), le titre ultra-attendu fut dévoilé avec un clip mettant en scène une course poursuite dans Los Angeles. Porté par l’ambiance classique de l’univers du Kav’ et par une guitare électrique rappelant la partie finale du Planisphère de Justice, le track transporte loin, très loin. Outrun s’annonce d’ores et déjà comme étant l’un des piliers de l’electro en 2013. 6 – Club Cheval, Now U Realize : Club Cheval, c’est un quatuor de...
Breakbot – By Your Side...
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En ce début de semaine est enfin sortit By Your Side, le premier album du DJ Thibaut Berland, plus connu sous le nom de Breakbot. Révélé par le superbe Baby I’m Yours et sa signature sur le mythique label Ed Banger Records (Justice, Cassius, SebastiAn…) en 2009, Breakbot propose une pop électronique aux accents tantôt rocks, tantôt disco. Une fraicheur terriblement efficace, comme en témoigne le succès qu’ont eu ses premiers singles. Concernant l’album, la question était de savoir si le chevelu parviendrait à maintenir un tel niveau sans tomber dans les lourdeurs qu’on connait si bien de la pop moderne tout en proposant de la variété. L’album débute avec Break of Dawn, un morceau où on reconnait directement la Breakbot touch : une basse puissante et cool, un rythme dansant léger, et des accompagnements toujours plus funky les uns que les autres. Ici, ce sont de petits riffs de violons qui feront à merveille l’introduction de cet album, sans chants. Arrive ensuite Fantasy, une track portant un EP sortit en 2011. Une pièce légère portée par la voix de Ruckazoid qui ressusciterait presque un certain Micheal Jackson. Un tube en puissance, tout comme One Out Of Two, arrivé un peu partout durant la fin du beau printemps 2012. Une autre ambiance, avec toujours les mêmes bases, mais une guitare électrique qui nous lâche des riffs discrets. On se retrouve embarqué dans un morceau digne d’un générique d’une série culte des années 70, style Petite Maison dans la Prairie. La voix d’Irfane (chanteur du groupe Outlines) colle à la musique, ce qui nous donne au final un tube bien ficelé. Arrive By Your Side, le titre éponyme de l’album. Chanté par Pacific!, que Breakbot a déjà remixé par le passé, le morceau est divisé...
C2C – Tetra
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Un des évènements de la rentrée musicale 2012 était le très attendu premier album du quatuor nantais de DJs C2C. Quadruple champions du monde DMC (2003, 2004, 2005, 2006). L’excellent EP Down The Road, sortit au début de l’année, dévoilait 4 des 14 tracks de cet album. On pouvait placer de grosses espérances dans ce crew, composé de 2 membres du groupe de hip-hop Hocus Pocus (20syl & Greem) et du duo de scratch Beat Torrent (Atom & Pfel). L’album s’ouvre sur The Cell, track que l’on a pu découvrir durant l’ouverture des lives survoltés du groupe. C’est une bonne intro, avec une montée de plus d’une minute bien calme. S’enchaine un gros beat que l’on retrouve souvent dans le son de C2C, le tout accompagné par des chœurs qui donne un coté solennel au son. Il faut chercher sur les vocals pour trouver des traces de scratchs. Au final, c’est un titre puissant sans aller chercher dans le complexe. Vient ensuite le superbe Down The Road, déjà bien rodé cette année, puisqu’il a donné son nom à l’EP teasant l’album. On est pris dans un mélange de plusieurs genres, avec des bouts de rock superposés à une voix plutôt funk west coast, le tout rythmé par cet éternel beat et des scratchs plus présent. Avec King Seasons vient la première déception avec un refrain qui sent la praline et des lyrics un peu niaise, le tout sur une instru pas vraiment à l’image d’un groupe de 4 DJs. Un exemple, avec la musique qui se stoppe subitement pour laisser place à un violoncelle accompagné par un piètre : « Is it the very end of something, or is it just the begining ? ». On s’en serait passer volontiers. On oublie heureusement vite cette track...
Justice DJ Set @ … NRJ !...
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C’est la nouvelle qui a fait des émules dans la blogosphère au début de la semaine. Cette surprise, c’est le DJ set de Justice dans l’émission Extravadance de la radio number one, disons le franchement, chez les beaufs, j’ai nommé NRJ. Surprenant de la part d’un groupe qui propose par habitude l’autre face de l’électro que diffuse NRJ (David Guetta & co, pour taper large). Plusieurs hypothèses pour expliquer ça : un besoin de promotion (quoi que, à 2h du matin…), un besoin d’argent, ou tout simplement un délire… Bref, toujours est il qu’on a le droit à 2h de set de Justice, ce qui n’était pas arrivé depuis un gros bout de temps (4 ans, si je compte bien…). L’occasion de tester une autre facette du duo, celle du dj-ing. Il est vrai qu’on parle plus de leur talents de production ou des lives. Dès les premières minutes, on est surpris par les transitions, pas franchement soignées. Dommage, on ne relevait pas ça dans les vieux sets qu’on peut retrouver sur Youtube… On peut comprendre que le travail a put être bâclé, ce set n’ayant qu’une place anecdotique pour le duo. Quand aux sons proposés pendant le set, ce sont surtout ceux des copains, pour leur faire plaisir, mais aussi pour ravir les fans. Le début du set voit ainsi défiler Boys Noize, Gesaffelstein, SebastiAn, Daft Punk, Kavinsky à la queue leu leu. Du coup, ce sont de gros sons qui passent, c’est facile mais c’est ce qu’il faut. On peut comprendre cette programmation par la volonté de promouvoir cette scène aux auditeurs. La suite du set se structure d’artistes comptant plus ou moins dans l’entourage du groupe. La palette est large, on a du français (Surkin, Club Cheval, Cassius, Feadz) et de...
Eurockéennes 2012, chapitre III : Dimanche 1 juillet...
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Troisième et dernière journée Eurocks. On décolle à 15h du camping, les pieds dans la boue et la peur au ventre, car tout le monde craint que la tempête de la veille ne se répète. Et on a du lourd au programme ! Arrivés sur le site, on a un peu les boules car on rate le live de Set & Match sur la Plage. On passe à la Green Room voir l’humouriste Le comte de Bouderbala, mais c’est pas très drôle. On peut se demander si les humouristes ont leur place dans un festival de ce genre… A voir ! Direction ensuite la Grande Scène pour aller voir le rap dufameux crew 1995. Et là, les 5 mcs et leur DJ nous offre un super moment, qui restera comme l’une des plus belles surprises du festival. Clash entre Nekfeu et Alpha Wann, pogos sur Killing in the Name of (LE son du fest, qui tournait en boucle sur la sono du camping et dont la remix de SebastiAn jouée par Kavinsky a mis le feu à la plage 24h plus tôt), accroupissement du public sur le Milliardaire… Bref, on a le droit à la totale, même sous la pluie, à 17h et dans un immense piscine de boue. On en ressort marron des pieds aux genoux, et les protections fabriquées la matinée au camping n’auront pas suffit. Bravo à vous messieurs, vous nous avez bien réchauffé sous cette pluie froide ! Un passage par la Green Room pour tester le punk hardcore de Refused, mais on arrive pas à rentrer dedans. C’est à se demander ce que fais ce type de groupes à 18h… Totalement déplacé, une des grosses failles de la prog, surtout sachant qu’il va falloir faire des sacrifices durant...
Eurockéennes 2012, chapitre II : samedi 30 juin....
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Deuxième journée qui commence sous un soleil toujours aussi fort, ce qui nous ravie, car tout le monde nous annonçait de l’orage. Foutaises ! Arrivés sur le site vers 16h, on se dirige vers la Green Room où nous croisons le recherché Mike Green, un monsieur distribuant des pass VIP pour une place en terrasse sur le bar Heineken surplombant la scène. La vue sur la scène est géniale, la soirée semble bien commencer ! On se pose donc sur la terrasse pour regarder le concert de Cerebral Blazzy, même si nous n’écoutons pas vraiment : ça cri un peu trop à notre goût… Ensuite, direction la scène de la plage pour voir la pop bien dynamique de Django Django, formation encensée par les critiques. En effet, le live est efficace et les garçons nous font apprécier leur musique sous un soleil qui commence à décliner. Magnifique ambiance ! On quitte la plage se restaurer avant ce qui va être, pour moi, un gros point de la soirée : la plage à Pedro. La scène de la plage est confiée à Pedro Winter, aka Busy P, boss du label Ed Banger Records et DJ à ses heures perdues. Un gros programme sur le papier, avec un enchaînement non stop de concerts plutôt orientés electro de 20h à 3h. On commence par la pop d’Electric Guest, mais une fois le tube American Daydream passé, on commence à s’impatienter. Car derrière, c’est Kavinsky qui va faire son show. J’attendais beaucoup de ce live, car il y avait toutes les chances pour que le bonhomme dévoile quelques tracks inédites de son album à venir, comme il l’avait fait à Solidays une semaine auparavant. Le live commence sur son récent Roadgame, et directement, la foule est prise...


