Et c’est partit pour trois jours de musique du coté de l’un des plus gros festival français. Arrivés à Belfort la veille, c’est sous un soleil de plomb que nous nous rendons du camping vers le site du festival, sur la superbe presqu’île de Malsaucy pour assister à cette première soirée, qui s’annonce variée, mais dominée par des frenchies venants de différents endroits de la scène musicale. Premier passage sur la Green Room (la scène du bar Heineken), pour voir l’américain Hanni El Khatib, qui nous propose un rock blues qui peut nous rappeler celui des Black Keys. Malheureusement, le concert tarde à prendre de l’ampleur, sa ne décolle pas suffisamment. Décevant, car j’en attendais plus de la part de ce groupe dont quelques morceaux studios m’avait mis la puce à l’oreille. On n’attend pas la fin du premier concert, et on se bouge direction la plus petite des 4 scènes, le Club Loggia, qui se trouve en face de la grande scène. Pratique pour les transferts, quand on connait la distance entre d’autres scènes (surtout Plage-Grande Scène), qui, additionnée, aux bouchons, peut vous bouffer un bon bout du concert. Nous retrouvons donc sur la Loggia le groupe de hip hop français Art District. Ils nous jouent une fin de set très convaincante, le groupe est bien dynamique, et la foule est prise au jeu. Un demi tour et 100 mètres plus loin, et nous voilà sur la grande scène pour voir le reggae festif de Gentleman. L’allemand et ses 9 musiciens nous assurent un son qui fait danser les foules, c’est pile-poil ce qu’il faut sous le soleil cuisant. On se dirige ensuite vers la Green Room, pour voir Amadou & Mariam et leur invité qui est LA personne incontournable de la...
Para One – Passion...
posted by Sam
On a beaucoup attendu le nouvel album de Jean-Baptiste de Laubier, aka Para One, qui sévit sur différents coins de la scène musicale depuis maintenant plus de 10 ans. De nombreuses fois producteur pour TTC, il a récemment signé le dernier album des Birdy Nam Nam, Defiant Order, sortit en 2011. Connaissant son passé, on ne pouvait attendre que du bon de sa part, après Epiphanie (2006). Avant tout attiré par la production, c’est la volonté de créer quelque chose détaché d’autres artistes qui l’a ramené vers sa carrière solo. On assiste, avec Ice Cold, à une intro assez troublante, plutôt sombre et froide qui peut nous laisser présager d’un album dans ce style. Mais cette idée ne dure pas bien longtemps, avec Wake Me Up, morceau surprenant, torturé entre un beat qui sonne très glitch et des petits bouts de synthés très spécifiques, qui nous annoncent un album complexe, produit du génie de Para One. On enchaîne avec Every Little Thing, un titre qui sonne une pop légère et agréable, porté par les chants d’un Tekilatex ressuscité (ex rappeur de TTC) et d’Irfane (chanteur d’Outlines et pour Breakbot). Il s’ensuit le titre Vibrations, additionné à l’interlude Poisened Apples, qui mériterait d’être développé en une track à part entière tant son groove nous rappelle une production hip hop old school, ce qui nous renvoie aux débuts de Para One. Finalement, ce titre peut s’avérer être un prélude à la piste suivante, When the Night, qui vient puiser dans un répertoire funk des 80s, boosté par la dynamique voix de Jaw et la superbe prod de Para One, endiablée par une basse de folie. Changement brutal avec l’arrivée de Sigmund, qui va puiser dans une techno très speed qui fait penser aux sons de...


