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Report – Panda Dub, DLSM, Mardjenal SDC & Sound Disciples @ EVE – 05/12/13
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Déc09

Report – Panda Dub, DLSM, Mardjenal SDC & Sound Disciples @ EVE – 05/12/13...

posted by Sam

Jeudi dernier, le label One One Six organisait une release party dédiée au digital dub de DLSM. De beaux noms, un public bouillant pour une excellente soirée, une des meilleurs de la saison. On se devait de vous offrir un report.  DLSM, artiste du label et webzine One One Six, basé entre Paris et Grenoble, a sortit son EP baptisé Abyssum (que vous pouvez écouter par ici). Après une date à La Bifurk en compagnie de Brain Damage deux semaines auparavant, c’est EVE qui accueillait cette team, avec Sound Disciples pour entamer la soirée, les gars de Mardjenal Syndicate pour chauffer à blanc la salle, DLSM pour son récital, puis Panda Dub en tête d’affiche pour clôturer en fanfare cette soirée. Un gros line-up, qui permet de vendre toutes les places disponibles 24 heures avant les hostilités ! C’est donc Sound Disciples qui ouvre la soirée, sur un son posé mais technique, entre soul et hip-hop, garni de quelques scratches maîtrisés. Peu à peu, EVE se remplit, les bières se vident, et la température monte. On regrettera un son peut-être trop faible, qui n’a du coup pas énormément attiré l’attention, poussant le public à sortir fumer sa clope ou s’asseoir autour du carré que forme la fosse. Ce même public va se rattraper avec la manière, et dès les premières minutes du set de Mardjenal Syndicate. La formation reggae, comprenant MC, bassiste, guitare, claviers et batterie, impose dès les premières minutes sa vision d’une soirée festive. L’entente de groupe fonctionne parfaitement, et associée aux ingrédients créateurs de bonne humeur, tels que les jeux de public, les refrains facilement chantable par la foule ou bien de petits solos musicaux bien glissés, la température monte très rapidement. Peut-être même trop, puisqu’il est à peine 21h30 et qu’on peut déjà voir des petits filous...

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Eminem – Marshall Mathers LP 2
  • Chroniques
Nov03

Eminem – Marshall Mathers LP 2...

posted by Sam

Le rappeur de Détroit, superstar du début du millénaire, tente un retour aux sources avec ce MMLP2, qui fait suite à The Marshall Mathers LP, son plus grand succès. 13 ans plus tard, même si la côte populaire du rappeur a toujours bonne mine, bien des choses ont changé : Eminem reste sur deux albums décevant (Relapse et Recovery ) et son âge (41 ans) commence à ne plus concorder avec sa musique, souvent burlesque et infantile. Slim Shady est-il encore capable d’un revival inespéré ?   Sortit en 2000, Marshall Mathers LP, porté par des singles planétaires tels que Stan, The Way I Am ou bien The Real Slim Shady, est devenu l’album hip-hop le plus vendu au monde. Mêlant humour débile, discours antipatriotiques et love songs très noires, ce premier volet Marshall Mathers définit l’univers atypique d’un rappeur d’Eminem. L’annonce d’une suite à cet album cultisme à susciter évidement énormément d’attentes de tous les bords, et le risque semble énorme. Si on se base sur une comparaison au premier MMLP, pas besoin d’écouter énormément MMLP2 pour se donner un premier avis. Ce nouvel opus est bel et bien dans son époque, et n’est donc pas une suite. Eminem le voit lui-même comme un hommage nostalgique plutôt qu’un prolongement. Peu d’éléments renvoient 13 ans en arrière, ce qui est un défaut comme un avantage. La production de MMLP2 est plus variée, quitte à s’égarer quelque fois. On retrouve des prédominances dans l’album, avec des parties old school, d’autres rock, d’autres tournant carrément pop. So Much Better et son sombre piano frappé rappellent fortement cette belle époque qui a révélé Slim Shady au monde. On y retrouve d’ailleurs à la fin son amusant « I’m just playing (bitch), you know I love you », retrouvable sur Kill You et White America. Pas mal de sample d’anciens titres se cachent d’ailleurs dans ce nouvel album,...

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Gesaffelstein – Aleph
  • Chroniques
Oct28

Gesaffelstein – Aleph...

posted by Sam

Le prince noir de l’electro française  n’a jamais été aussi proche de la couronne. De ses débuts avec The Hacker jusqu’à ses récentes sorties sur Bromance, en passant par des collaborations avec des pointures tells que Kanye West, Mike Levy semble avoir réalise un sans-faute, que ce soit dans le casque ou en live, son nom s’étant souvent retrouvé sur les affiches de gros festivals cette année. Et ce n’est pas son nouvel album, Aleph, qui va contredire cette progression dorée.   Aleph, c’est la lettre hébreuse qui symbolise l’unité, la puissance et la stabilité, ainsi que le centre spirituel d’où rayonne la pensée, et qui établit un lien entre les mondes supérieur et inférieur. Un nom d’album mystique et grandiloquent, qui résume d’une bonne manière la musique sur ce CD. L’album s’ouvre avec Out of Line, une puissante déclaration de guerre dont les kicks rappellent des percussions tribales, et portent une voix désincarnée emplie de mystère. Un début parfait qui nous prépare à une véritable odyssée auditive. L’engouement ne retombe pas, puisque on enchaîne avec le redoutable et efficace Pursuit, qui, avec son synthétiseur hypnotisant et ses kicks sur-compressés, retourne le cerveau.   C’est sur Nameless que Gesaffelstein surprend, avec un morceau qui se rapproche de l’ambient, et qui plante une ambiance sombre et ténébreuse, faisant naître des images obscures dans l’esprit de l’auditeur, le tout porté par une mélodie de synthé entêtante renforcée par la régularité métronomique des kicks. Sur Destinations, on est accueilli par un torrent de basses surpuissantes, et on retrouve la voix désincarnée d’Out of Line qui telle une mélopée sombre accompagne un morceau rendu angoissant par son rythme et le bourdonnement incessant des basses. Obsession se distingue par des sonorités très désincarnées, froides et détachées, et un rythme qui donne envie de bouger...

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Arcade Fire – Reflektor
  • Chroniques
Oct27

Arcade Fire – Reflektor...

posted by Sam

Le supergroupe canadien revient avec Reflektor, double album au vu de sa longueur, produit par un ami du leader Win Butler, le génial James Murphy. Beaucoup d’attentes envers ce nouveau Arcade Fire, un groupe qui n’a jamais fait de faux pas, et ce après déjà 3 albums, dont le dernier, The Suburds, fut un succès critique, publique et scénique impressionnant. Reflektor est-il cet album capable de prouver au monde que, depuis le retrait de Radiohead, Arcade Fire est le plus grand groupe au monde actuel ?   Avant qu’il ne soit écoutable, quelques indices pouvaient nous donner la couleur de ce Reflektor. Les deux précédents albums de Arcade Fire furent enregistrés dans l’église de Farnham, au Québec. Pour ce nouvel opus, l’univers change complètement puisqu’il fut enregistré dans les Caraïbes. On peut déjà penser à une musique encore plus colorée qu’avant. On peut également deviner que l’album sera plus électronique, sachant que James Murphy, ex LCD Soundsystem, est derrière la table de mixage. Enfin, l’artwork, représentant le Orphée et Eurydice d’Auguste Rodin sur fond de marbre, donne un caractère sombre et mythique à l’oeuvre. Reste donc à Arcade Fire de nous montrer, en mélangeant ces différents ingrédients, comment cuisiner une si bonne galette. On comprend dès la première écoute pourquoi Reflektor est un double album : deux albums bien différents, mais liés, l’habite. Le premier joue plus sur des influences tropicales, et on ressent aisément la patte de James Murphy à la production. La meilleure démonstration de cela vient avec l’incroyable Here Comes The Night Time, morceau complètement rebelle au tempo évoluant constamment comme bon lui semble. On danse tout doucement, puis un piano caribéen répète un riff d’une simplicité extrême, nous emmène sur les plages de Haiti avant que tout s’emballe. On a rarement vu une production aussi aboutie pour un...

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Darkside – Psychic
  • Chroniques
Oct06

Darkside – Psychic...

posted by Sam

Darkside, ce mystérieux duo formé par le génial Nicolas Jaar et le guitariste Dave Harrigton, passe de l’état de side-project à groupe référence avec la sortie de Psychic, son premier album. Le duo, qui nous avait offert en juin un remix intégral du Random Access Memories de Daft Punk, se rapproche du devant d’une scène électronique alternative qui n’attendait que ça. On vous fait écouter quelques extraits de Psychic entre deux éloges à cet album qui marque une année 2013 décidément bien riche en réussites.   A la base, tout part du new-yorkais Nicolas Jaar. Suite au succès grandissant de sa carrière solo, le jeune homme décide de s’entourer de musiciens plutôt que de s’enfermer dans une tournée solo. Nico recrute alors son ami Will Epstein au saxo, et un ami de Will, un certain Dave Harrigton, à la guitare. Jaar et Harrigton démarrent alors indirectement le side-project Darkside durant les lives de Jaar, où ses morceaux se voient trafiqués dans touts les sens. En 2011 sort en toute discrétion un premier EP qui ne fera pas beaucoup de vagues à coté du Space Is Only Noise, premier album solo de Jaar qui rencontre un succès critique et public au dessus de toutes attentes. Darkside réémerge en juin dernier sous le pseudonyme ‘Daftside’, avec un Random Access Memories revisité de fond en comble. De quoi déclencher un joli buzz pour préparer le terrain pour Psychic, qui déboule en trombe et élève directement Darkside au rang de tête d’affiche de festivals comme le Pitchfork Music Festival Paris. Le Space Is Only Noise de Jaar fut qualifié par beaucoup comme « un éloge à la lenteur ». Psychic reste dans le même domaine, en apportant tout de même une variété supplémentaire grâce à la guitare de Harrigton. La musique est moins funky, mais plus sombre, comme en témoigne...

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MGMT – MGMT
  • Chroniques
Sep15

MGMT – MGMT

posted by Sam

Le duo américain formé de Andrew VanWyngarden et de Ben Goldwasser revient sur le devant de la scène, avec un album éponyme. Ce MGMT s’inscrit dans la lignée du précedent opus sortit il y a 3 ans, le loufoque Congratulations. Ici, le duo n’en fait une nouvelle fois qu’à sa tête en sortant un album encore plus tordu que le précédent, en rupture total avec l’usine à tube styles Kids ou Time To Pretend qu’était le premier album Oracular Spectacular. Un bon point pour justifier une liberté artistique totale rare pour un groupe de cette ampleur, à condition de ne pas pousser cette liberté trop loin.   MGMT, c’est avant tout un groupe qui n’est absolument pas là où il veut l’être. Connus du très grand public pour les tubes Kids, Electric Feel ou Time To Pretend, le duo a décidé d’esquiver cet avenir jonché de tubes qui lui était promis pour aller là où peu les attendais. Exit donc les supertubes, place aux chansons psychédéliquement loufoques de Congratulations, néanmoins très bien accueillies par la presse, plus ou moins bien par les fans des débuts. MGMT poursuit la rupture en poussant le délire encore un peu plus loin. Il devient encore plus difficile de se repérer dans cet album à l’aide d’un titre capable de se détacher du lot. Le tout forme un voyage de 45 minutes trippé d’arrangements allant des influences 60s psychédéliques de Syd Barrett à l’electro actuel d’Aphex Twin. On a entendu parler du retour du duo la première fois lors de leur tournée sud-américaine début 2012. On y retrouvait notamment le titre Alien Days, qui ouvre l’album. En live, et comme c’est malheureusement souvent le cas avec MGMT, le titre n’avait rien de particulier qui se dégageait, peu de saveur. Finalement, la version studio est plus satisfaisante, avec pas mal de jeux sur les voix, tantôt enfantines,...

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London Grammar – If You Wait
  • Chroniques
Sep09

London Grammar – If You Wait...

posted by Sam

Nouvelle révélation anglaise, le trio London Grammar, encore inconnu au début de l’année, déboule en trombe avec If You Wait, leur premier LP. Entre pop, trip-hop, ambient et électronique, les londoniens ressuscitent brillamment une musique des années 90 en ajoutant une touche moderne indispensable. Constitué de chants magnifiques, d’arrangements sonores aboutis, cet album fait rentrer London Grammar dans le cirque de la pop par la plus grande des portes. Chronique de l’album pilier d’un groupe promis à un bel avenir.   En décembre dernier se dévoilait, à travers le titre Hey Now, un nouveau groupe venu de nul part. London Grammar, c’est la fusion de Hannah Reid, Dan Rothman et Dot Major, 19 ans de moyenne d’âge. 10 mois plus tard, ce jeune trio appartient bel et bien à cette fantastique génération anglaise en train d’émerger. On connaissait The XX, SBTRKT, James Blake, sur le devant de la scène depuis maintenant quelques années. En 2013, on découvre Disclosure, AlunaGeorge, Jessie Ware et maintenant London Grammar. Cette nouvelle génération a à cœur de bouleverser les codes, piochant minutieusement dans une musique en perte de vitesse (la UK house de Disclosure, le trip-hop de The XX), et ajoutant une touche moderne pour créer quelque chose de neuf (le r’n’b house d’AlunaGeorge, le dubstep de SBTRKT). London Grammar n’échappe pas à la règle, et en est même un cas d’école. Le trio est parfaitement complémentaire. Les deux messieurs, armés de guitares, basses, batteries, claviers ou boites à rythme, créent une ambiance tantôt mystique, à mi-chemin entre trip-hop et pop, tantôt rappelant les arrangements de The XX. L’apport de l’ordinateur offre une dimension supplémentaire à cette musique. De son coté, Reid nous envoûte avec une voix magnifique, alliant la force d’une Florence Welch au charme d’une Lana Del Rey. Sa voix se colle partout :...

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Arctic Monkeys – AM
  • Chroniques
Sep06

Arctic Monkeys – AM...

posted by Sam

  Le quatuor prodige de Sheffield est de retour avec un 5ème album, faisant suite au mitigé Suck It And See, sortit il y a deux ans. Sobrement intitulé AM (en hommage au VU du Velvet Underground), l’opus s’inscrit dans la continuité de l’évolution voulue par le groupe depuis Humbug en 2009. Les garçons et leur influences ont changé, et cela se ressent clairement avec AM, disque toujours plus américain que ces prédécesseurs  qui risque de dérouter une fois de plus les fans de la première heure et de rock de jeunots anglais.   Produit par James Ford à Los Angeles, AM ressemble artistiquement à ce que beaucoup pouvaient attendre de ce disque il y a deux ans, après la sortie de Suck It And See : les 4 anglais ont grandit depuis le début de leur carrière, il y a dix ans. Le rock anglais énergique facile à laisser place à un rock beaucoup plus sophistiqué, aux influences à la fois rock glam, r’n’b ou plus classiques. Le groupe a tout changé : les 4 hommes vivent tous à L.A., sont des rockstars, ont de multiples projets en dehors d’Arctic Monkeys… Les tubes gueulards aux riffs accrocheurs comme I Bet You Look Good On The Dancefloor ont donc fait leur temps. « L’américanisation » du groupe entamée avec Humbug poursuit donc tranquillement son chemin.   Pour AM, c’est d’ailleurs la première chose qui marque : les anglais produisent des sons beaucoup plus osés, plus libres. Si ce pari fonctionne dans certains cas, comme avec l’apport des percussions, celui-ci peut aussi complètement foirer. C’est d’ailleurs là qu’on retrouve le plus gros défaut de AM : les cœurs. Alex Turner et sa bande ont certainement cru qu’ils donneraient une dimension supplémentaire à leur musique en plaçant des cœurs aigus sur 80% du disque. Mauvaise idée messieurs. Cela nous donne des moments désagréables à souhait, comme...

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Jackson And His Computer Band – Glow
  • Chroniques
Sep01

Jackson And His Computer Band – Glow...

posted by Sam

Jackson est de ces artistes aussi discrets que talentueux. Apparu entre les deux grandes vagues de la musique électronique française, celles de Daft Punk et de Ed Banger, le blondinet ne montre que très rarement son minot pour un set, et encore moins pour sortir de nouveaux sons. Accueillons donc jovialement Glow, nouveau LP ayant la lourde tâche de succéder à l’excellent Smash, sortit en 2005, une époque où bon nombre d’entre nous n’avait encore jamais entendu parler « d’electronica ».   Il y a un peu plus d’un an, Xavier de Rosnay de Justice déclarait que le futur album de Jackson allait marquer au fer rouge la musique électronique. Ajoutez à cela un premier album de très haut niveau, un long isolement pour préparer ce second opus, et un live entamé cet été complètement destructeur, et vous comprendrez que Glow est fait pour être l’album de la rentrée, voir plus si affinités. Et après écoute, tout cela se confirme : Jackson est définitivement une perle rare dans le paysage musical. Épaulé par son « computerband », le français maîtrise et crée ses symphonies comme un grand classicien, en offrant le tout à un public très pointu ou bien simple amateur de musiques électroniques. Sur Glow, les voix sont bien plus présentes qu’auparavant. Elles sont également plus variées, avec la présence de voix féminines, comme sur Dead Living Things, titre aux accents tantôt rock, tantôt trip-hop, appuyé par une basse abrasive et un rythme lent. Ce coté old school, récurent dans la première partie de l’album, l’est notamment avec le rocky G.I. Jane, premier single de l’album. Le morceau d’ouverture, Blow, mérite lui aussi une mention, avec une ligne calme et nostalgique, entrecoupée par un refrain beaucoup plus péchu très bien construit. A partir de Blood Bust, l’album change de direction, avec ce premier titre « banger » à souhait, qui...

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Best of summer lives, part 2/2
  • Chroniques
Juil22

Best of summer lives, part 2/2...

posted by Sam

Qui dit été dit festival, et qui dit festival dit Little World Music. Pour cette première quinzaine de juillet, on a couvert quelques festivals, et vécus des concerts plus ou moins formidables. On poursuit notre top 10 avec les 5 meilleurs concerts.   5 – Les magiciens de Tame Impala Le groupe australien joue tôt, trop tôt pour le couché de soleil. Dommage, car il n’existe pas meilleure ambiance pour écouter le rock psychédélique de Tame Impala. Truffant d’effets leur guitares et voix, on écoute un déluge de sons riches et colorés. Reprenant avec fidélité les extraits de leur deux premiers albums, les australiens livrent une performance sans faille. En face des musiciens, les yeux sont fermés, les corps se balancent au rythme du son , beaucoup de sourires de plaisir s’affichent sur les visages. Tame Impala nous fait voyager loin. Tame Impala nous rend heureux.   4 – Phoenix, franc succès On a vu Phoenix deux fois, pour leur deux premières dates françaises. Reprenant avec beaucoup d’énergie leur discographie, particulièrement les deux derniers albums, qui ont fait éclore le groupe aux yeux du monde, les versaillais transportent leur public dans leur univers joyeux, décontracté et optimiste. Avalanche de tubes repris plus ou moins bien par la foule, fontaine de faux billets sur le bien nommé Bankrupt, slam géant de Thomas Mars sur le final… Très peu de temps mort pendant 1h30. Au final, on en ressort tout émoussé, parfois heureux d’avoir touché les fesses de Mars durant son bain de foule, des airs de chansons plein la tête. Phoenix est largement à la hauteur de son succès.   3 – Boys Noize, K-O first round Jouant son set sur un énorme crâne, l’allemand n’attendra pas longtemps pour transformer la fosse en une fourmilière avide...

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Best of summer lives, part 1/2
  • Chroniques
Juil21

Best of summer lives, part 1/2...

posted by Sam

Qui dit été dit festival, et qui dit festival dit Little World Music. Pour cette première quinzaine de juillet, on a couvert quelques festivals, et vécus des concerts plus ou moins formidables. Voici une première moitié du top 10.   10 – Alt-J, le triangle parfait Une parfaite communion entre le groupe, le public et le paysage nous offre un concert unique. Sur la scène de la plage des Eurockéennes, c’est en regardant un magnifique couché de soleil les pieds dans le sable que le public écoute Alt-J réciter son unique album. Les chansons sont bien connues par tout le monde, les performances musicales bien réglées. La seule remarque à faire concerne la basse, trop violente au milieu du set, et qui faisait mal au ventre. On excusera cette sur-exploitation par l’importance qu’ont les basses dans la musique d’Alt-J.   9 – Vampire Weekend, rock optimiste Les 4 new-yorkais nous présente une scène à peu près à l’image de leur musique. Soignée, riche et colorée. Peut-être trop, même. Toujours est-il que sur scène, le quatuor se débrouille, en dépassant la formation classique : ils savent jouer du vocoding, du sampler. La musique de Vampire Weekend possède des influences nombreuses et variées. Celles-ci se ressentent sur scène, et cela porte ses fruits. La foule est heureuse, détendue. La bande à Erza Koenig nous joue pas mal de leur excellent dernier album, en glissant le meilleur des deux précédents opus. Un concert léger, mais très bien maîtrisé. On regrettera une formation peu entreprenante vis à vis de son public. Mais l’essentiel est ailleurs.   8 – Gary Clark Jr, Hendrix moderne Belle année pour Gary. Après avoir joué à l’investiture d’Obama, ouvert les Stones à Wembley, le jeune américain est passé nous donner notre leçon de...

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Breakbot – You Should Know EP
  • Chroniques
Juin20

Breakbot – You Should Know EP...

posted by Sam

Le frenchie Breakbot sort un nouvel EP pour égayer notre été (comme s’il ne l’était pas déjà). Basé sur le single You Should Know, il s’agit fort probablement du dernier EP de l’ère « By Your Side » , qui aura notamment vu passé les supertubes Baby I’m Yours, Fantasy ou bien One Out Of Two. Le maxi se compose de l’original, d’un auto-remix et des 4 remixes. Petite mention pour la pochette, qui reste dans la lignée caractéristique de Breakbot tout en étant originale et drôle.     Le premier track, c’est bien sûr l’original, You Should Know. Ruckazoid, qui chantait déjà sur le genial Fantasy., est là pour nous guider. Et il le fait bien. Les instruments sont bien dosés : le piano structure bien le morceau et les cocottes disco de guitare assurent un refrain dansant à souhait. Un rythme funky et des paroles chantonnées à notre oreille par Ruckazoid nous donne ce petit balancer qui veut dire que le morceau fonctionne.S’en suit un « alternate take » par Breakbot himself. Le chant paraît plus lointain, le piano plus proche. La basse a une place plus importante sur le refrain, gonflé par des petits mots vocodés rappelant Daft Punk. La place est prise par un tandem inédit, puisque il s’agit du boss Busy P allié au poulain Boston Bun. Séparés, les deux sont bons. Mais ensemble, la sauce prend nettement moins bien. C’est un peu comme le pain et la glace… Leur deux styles, différents sur pas mal de points, s’entrechoquent sans avoir réellement une bonne ligne directrice. Malgré une base house assez efficace, les effets sur le chant sont moches, et on reconnait difficilement l’original. Décevant. Homework Le Bain prend le relais. Cette fois-ci, la structure house est plus solide, et on a tout de suite plus envie de bouger. On apprécie le mix de différentes style de house plus ou...

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Kanye West – Yeezus
  • Chroniques
Juin16

Kanye West – Yeezus...

posted by Sam

L’autoproclamé meilleur rappeur au monde est de retour, et il n’a pas laissé son ego aux vestiaires pour son 6ème album. Cet egotrip, Kanye West joue avec, en abuse même, comme le montre le titre de son album : Yeezus, contraction de son nickname Yeezy et de Jesus. Le nom pose le contexte : ce sera court, solennel et efficace. Et c’est le cas : 40 minutes de rap compressant passé, présent et futur pour un résultat complètement fou et unique. Le rappeur de Chicago a déclaré vouloir grandement puiser dans une musique que sa ville a particulièrement affectionné : la house. Yeezus est donc un album à la production très électronique. Cela se devine rien qu’en lisant la liste des producteurs. Deux noms reviennent le plus souvent. Le premier est celui de Daft Punk. Le duo français, qui a construit ses premières réputations sur des bijoux house. Il s’adapte donc parfaitement au projet de Kanye West. Les deux robots ont produits 4 titres, tous différents. Yeezus s’ouvre On Sight, titre ultra-énergique mélangeant rap furieux et production acid house. Kanye nous surprend autant que les Daft Punk ! Black Skinhead, avec ses percussions omniprésentes, est ultra rythmé, sauvage et effrayante. Ici encore, c’est du pur inédit. Le second producteur récurent est Hudson Mohawke, moitié de TNGHT, qui le meilleur espoir d’une nouvelle scène électronique post-dubstep : la trap. Mohawke s’impose comme un producteur talentueux et influent, qui laisse sa trace sur Yeezus. On ressent fortement son influence sur les basses de I Am A God. Sur ce titre, Kanye brise toutes les frontières de l’egotrip en s’offrant God en featuring, rien que ça. Ponctué de cris sauvages sur une instru grandiosement menaçante, I am a God est le morceau le plus symbolique de Yeezus. Ce qui marque encore plus que l’aspect électronique  c’est la...

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Busy P – Still Busy EP
  • Chroniques
Juin11

Busy P – Still Busy EP...

posted by Sam

Vous n’êtes plus sans savoir que Ed Banger Records fête ses dix ans d’existence en 2013. A cette occasion, le créateur et patron du label, Pedro Winter aka Busy P s’est mis en quatre pour marquer 2013 de sa patte. Après une compile réussie, Pedro enquille sur son 3ème EP en 10 ans. C’est peu, mais sa garde toujours une bonne qualité. Intitulé Still Busy (puissant hommage à Dr Dre, que ce soit au niveau du titre comme de la pochette), cet EP n’a d’autres objectifs que de montrer que Pedro et son crew sont toujours là, et qu’ils sont plus que jamais décidés à continuer de nous faire danser et de découvrir de nouvelles perles. Still Busy EP comporte deux pistes de Busy P, et deux remixes pour chacun des deux titres. Soit une demi-heure d’inédit.   Le premier titre, on le connait déjà, puisqu’il est également présent sur la compile Ed Rec Vol. X. Still Busy, soutenu par Thunderbird Gerard, est un bon son qui colle bien à l’étiquette « Busy P ». Dark mais pas trop, le titre pousse bien sur le sidechain sans en faire une indigestion. La voix de Gerard donne une intonation tantôt hip-hop, tantôt « marilyn mansonienne » (brrr) au morceau. Le remix de Maelstrom est bien différent même si l’idée et le registre restent les mêmes. Membre du label Zone, donc protégé des seigneurs The Hacker et Gesaffelstein, l’élève fait du bon boulot. On reconnait l’influence bien dosée de ses maîtres (particulièrement celle de Gesaffelstein), qui crédibilise le morceau sans toutefois le rendre caricatural ou étiquetable. Bref, ça dépote comme on l’aime. Au tour de Parris Mitchell, qui signe un remix plus coloré, bien rythmé, et qui va chercher pas mal de sonorités intéressantes. Seconde partie de l’EP se concentre sur un titre appelé This Song, accompagné par le chanteur Andrew Woodhead. Pedro décrit...

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Ed Rec Vol X
Non classé
Juin08

Ed Rec Vol X

posted by Sam

Ed Banger Records fête ses 10 ans en 2013. Dix ans de fêtes, de découvertes, et dix ans que la musique electronique française a sa référence. Plus qu’un label, Ed Rec est une grande famille où touts les artistes sont potes. Concurence et pression sont des mots qui n’existent pas pour ces joyeux guguss, dirigés par Pedro Winter, ex-manager de deux robots bien connus et connu sous le pseudonyme de Busy-P. Pedro a su construire au fil des années un label a son image : cool, eclectique et ouvert. Au final, Ed Banger est un cas qui devrait être décrit dans les ecoles comme un modèle de label indépendant. Un dixième anniversaire ne pouvait se fêter sans touts les membres du label, qui nous ont tous concoté un titre inédit pour l’occasion sur Ed Rec Vol X, la quatrième compilation de ce genre. Oui, chez Ed Rec, on aime numéroter les compiles n’importe comment. J’était personnelement plutôt inquiet à l’idée d’entendre cette compile, car bon nombres d’artistes ont perdu leur forme d’antant. Mais c’est justement ces artistes qui furent les plus au tournant, en nous offrant de bonnes surprises. La plus marquante est assurément le Moi (demo version) de SebastiAn, qui depuis deux ans a un peu lâcher sa carrière perso puisqu’il ne sort que quelques remixes bofs entre des productions en tout genre (Charlotte Gainsbourg, Woodkid, Kavinsky, Phillipe Katerine). Mais le bougre se sert justement à la perfection de ses nouvelles expériences pour faire quelque chose de totalement surprenant, un mélange de Piaf sur une OST orchestrale. Les frangins de DSL, auteurs d’un dernier album décevant, rebondissent parfaitement avec un titre où la musique prend le dessus sur les vocaux, mais où tout est appliqué, beaucoup plus propre que d’habitude. Un autre groupe à surprendre est Justice, figure de proue...

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