Sam Tiba (1/4 de Club Cheval, une des grosses découvertes électro de l’an dernier) est de retour avec un nouvel EP intitulé The Saddest Show In Town. 4 titres, 4 petits bijoux pour les oreilles. On se sent emporté dans un voyage à la fois futuriste et reposant, loin d’une grosse prod’ remplie de gros kicks bien gras et violents, on est face à des sons surprenants, et pleins d’originalités. L’EP s’ouvre avec The Saddest Show In Town, dont l’intro rappelle les annonces des cirques, avec un jeu de trompettes piqué à l’entrée des gladiateurs, mais au vu du ralenti et de la sensation d’envol qu’on ressent dès le début du morceau à proprement parler, on ne sera pas face à une musique pleine de débauche et de paillettes, mais face à un cirque calme, rempli de clowns tristes, dont les numéros relèveraient plus du domaine de l’onirique que de celui du rire. On enchaine sur U lookin for a title and all u think about is u and that other person so u name it me & her, morceau que Sam Tiba avait déjà sorti sur son Soundcloud il y a un certain temps, et qu’on retrouve remasterisé, dans une version plus aboutie. La première version était déjà une ode au calme et au repos, mais avec celle ci, on plonge dans un univers entièrement dédié à la détente. Que ce soit les murmures féminins qui accompagnent le morceau, la mélodie au piano, la voix vocodée ou les kicks calmes et apaisants, on se sent vraiment planer sur ce morceau magnifique, qui est mon gros coup de coeur du moment, avec une mention spéciale pour les petits accords de guitare pour conclure le morceau en douceur, et qui servent aussi de lien avec Eldorado,...
Breakbot – You Should Know EP...
posted by Sam
Le frenchie Breakbot sort un nouvel EP pour égayer notre été (comme s’il ne l’était pas déjà). Basé sur le single You Should Know, il s’agit fort probablement du dernier EP de l’ère « By Your Side » , qui aura notamment vu passé les supertubes Baby I’m Yours, Fantasy ou bien One Out Of Two. Le maxi se compose de l’original, d’un auto-remix et des 4 remixes. Petite mention pour la pochette, qui reste dans la lignée caractéristique de Breakbot tout en étant originale et drôle. Le premier track, c’est bien sûr l’original, You Should Know. Ruckazoid, qui chantait déjà sur le genial Fantasy., est là pour nous guider. Et il le fait bien. Les instruments sont bien dosés : le piano structure bien le morceau et les cocottes disco de guitare assurent un refrain dansant à souhait. Un rythme funky et des paroles chantonnées à notre oreille par Ruckazoid nous donne ce petit balancer qui veut dire que le morceau fonctionne.S’en suit un « alternate take » par Breakbot himself. Le chant paraît plus lointain, le piano plus proche. La basse a une place plus importante sur le refrain, gonflé par des petits mots vocodés rappelant Daft Punk. La place est prise par un tandem inédit, puisque il s’agit du boss Busy P allié au poulain Boston Bun. Séparés, les deux sont bons. Mais ensemble, la sauce prend nettement moins bien. C’est un peu comme le pain et la glace… Leur deux styles, différents sur pas mal de points, s’entrechoquent sans avoir réellement une bonne ligne directrice. Malgré une base house assez efficace, les effets sur le chant sont moches, et on reconnait difficilement l’original. Décevant. Homework Le Bain prend le relais. Cette fois-ci, la structure house est plus solide, et on a tout de suite plus envie de bouger. On apprécie le mix de différentes style de house plus ou...
Heavy This Year- Taiwan MC (Chinese man Records)...
posted by Pierre-Elie
Chinese Man Records a le talent de nous dénicher des artistes extrêmement prometteurs et bons, la preuve avec Taiwan MC. Entendu notamment sur l’album Racing With The Sun, le bonhomme signe ici son premier EP, sorti évidement sur le label Chinese Man Records. Oscillant entre le reggae et le dancehall, voire parfois la dubstep, l’album est composé de six tracks produites entre autre par Son Of A Pitch et Chinese Man eux mêmes, ce qui ajoute une grande diversité à l’album. À cela s’ajoutent des featurings de qualités, avec des artistes de talent. L’EP s’ouvre avec Gunshot Again, sur laquelle Taiwan MC pose sa voix sur une instru’ très hip-hop, du genre de celle qu’on peut entendre dans les snowpark en hiver. C’est appréciable, et surtout c’est bien fait. Très plaisant pour ouvrir l’EP, et le morceau suivant, Nuska (U So Hot), ne démérite pas. Instru dancehall qui bouge bien, featuring avec Abba MC dont la voix s’accorde très bien avec l’esprit du morceau, pas de doute, c’est un son bien sympa! Heavy this year, c’est la chanson qui résume le mieux l’album. Prod’ de Chinese Man qui sonne bien reggae, effets sonores du genre sirènes qui ajoutent beaucoup de couleur au morceau, vraiment un morceau qui a un gros potentiel et qui est vraiment un petit bijou sur l’album! On enchaine sur mon gros coup de choeur sur l’album: Mojo Rydim, en feat avec Biga*Ranx. Gros, gros son mes amis… Instru ragga, flow excellent, et surtout un beau featuring entre deux étoiles montantes du reggae en France. Ajoutez à ça une superbe instru’, et vous avez mon gros kiff sur l’EP. Even If I’m Wrong, avec une production par Chinese Man à base de flutes,c’est un morceau un peu passe partout, pas exceptionnel...
Kanye West – Yeezus...
posted by Sam
L’autoproclamé meilleur rappeur au monde est de retour, et il n’a pas laissé son ego aux vestiaires pour son 6ème album. Cet egotrip, Kanye West joue avec, en abuse même, comme le montre le titre de son album : Yeezus, contraction de son nickname Yeezy et de Jesus. Le nom pose le contexte : ce sera court, solennel et efficace. Et c’est le cas : 40 minutes de rap compressant passé, présent et futur pour un résultat complètement fou et unique. Le rappeur de Chicago a déclaré vouloir grandement puiser dans une musique que sa ville a particulièrement affectionné : la house. Yeezus est donc un album à la production très électronique. Cela se devine rien qu’en lisant la liste des producteurs. Deux noms reviennent le plus souvent. Le premier est celui de Daft Punk. Le duo français, qui a construit ses premières réputations sur des bijoux house. Il s’adapte donc parfaitement au projet de Kanye West. Les deux robots ont produits 4 titres, tous différents. Yeezus s’ouvre On Sight, titre ultra-énergique mélangeant rap furieux et production acid house. Kanye nous surprend autant que les Daft Punk ! Black Skinhead, avec ses percussions omniprésentes, est ultra rythmé, sauvage et effrayante. Ici encore, c’est du pur inédit. Le second producteur récurent est Hudson Mohawke, moitié de TNGHT, qui le meilleur espoir d’une nouvelle scène électronique post-dubstep : la trap. Mohawke s’impose comme un producteur talentueux et influent, qui laisse sa trace sur Yeezus. On ressent fortement son influence sur les basses de I Am A God. Sur ce titre, Kanye brise toutes les frontières de l’egotrip en s’offrant God en featuring, rien que ça. Ponctué de cris sauvages sur une instru grandiosement menaçante, I am a God est le morceau le plus symbolique de Yeezus. Ce qui marque encore plus que l’aspect électronique c’est la...
Black Sabbath – 13...
posted by Pierre-Elie
Il était une époque pas si lointaine où on pouvait être chevelu, porter des pantalons en cuir moulant, avoir une moustache et être complètement badass parce qu’on jouait du heavy métal. Ce temps est révolu, mais les figures de proues du genre sont elles toujours de ce monde, et toujours en forme. Je parle bien entendu de ces demi-dieux, fondateurs du métal tel qu’on le connaît maintenant, que sont les Black Sabbath. Légendes vivantes, symboles de tout un mouvement, les membres de ce groupe ont su traverser les aléas du temps avec brio, et leur frontman Ozzy Osbourne, l’autoproclamé « Prince of Darkness », n’a jamais perdu de sa verve! Et voilà que ce groupe mythique est de retour avec un nouvel album, sobrement intitulé 13. Sachant que le dernier album du groupe au complet datait de 1995, on pouvait se permettre d’être impatient! Pour ne pas déroger aux bonnes habitudes, on se penche avant tout sur la couverture du CD. Le groupe a fait appel à un sculpteur professionnel pour construire un 13 de 8 pieds de haut, qui a ensuite été enflammé. C’est classe, et ça colle à l’esthétique du groupe. Premier bon point, donc. L’album débute avec End of the Beginning, qui nous met une bonne claque dans les tympans, avec une intro toute en puissance. Guitare réglée plus basse que la moyenne, batterie qui claque dans les oreilles (le batteur de Rage Against The Machine, Brad Wilk, vient renforcer le trio fondateur), on sent tout de suite cette touche très Black Sabbath! Et lorsqu’arrive la voix d’Ozzy, appuyée par une basse saturée et de légers coups de batterie, on se sent comme pris aux tripes! Mais ce n’est qu’après cette longue introduction que le morceau se révèle réellement, démontrant la puissance du jeu...
Métal en fusion.
posted by Pierre-Elie
Ca y est, c’est l’été, les oiseaux chantent, le soleil brille, et les festivals approchent. Vous vous voyez déjà, hurlant comme un fou les paroles de vos chansons favorites, super loin de la scène parce que vos amis n’ont pas voulu se lever plus tôt pour être tout devant, mais vous vous en fichez, parce que vous avez vu votre groupe favori en live, et ça, c’est prestige! D’ailleurs, en regardant les progra’, quelque chose a attiré mon oeil: la résurrection du METAL dans les festoches. Et oui, outre les classiques Sonisphere et Hellfest (qui ont des affiches de grand malade, soit dit en passant), le genre s’autorise un gros retour sur les scènes européennes, pour le plus grand bonheur des addicts. Et d’ailleurs, le retour ne se fait pas que sur scène, mais aussi sur disque, avec des sorties d’exceptions. Alors au vu de tout ce qui est arrivé, tout ce qui a été annoncé, et tout ce qui va sortir, je me suis dit qu’un petit dossier métal serait le bienvenu, en ces temps troublés où la guitare est délaissée au profit des platines, et ou des capacités vocales talentueuses sont remplacées par des utilisations abusives de vocodeur. Historique d’un genre négligé: Bon, on va faire simple et concis, le métal ne se résume en aucun cas à des mecs qui hurlent avec des guitares saccadées. Non. Le métal, c’est un genre subtil, qui peut parler à tous pour peu qu’on l’appréhende sans idées reçues. Au départ musique de rebelles et de délinquant, le genre a connu ces lettres de noblesse avec des groupes tels que Black Sabbath, Iron Maiden, ou encore les célèbres et adulés Metallica. Bon, plus récemment, on écoutes plutôt les dérivés du genre, le hard rock ou le...
Busy P – Still Busy EP...
posted by Sam
Vous n’êtes plus sans savoir que Ed Banger Records fête ses dix ans d’existence en 2013. A cette occasion, le créateur et patron du label, Pedro Winter aka Busy P s’est mis en quatre pour marquer 2013 de sa patte. Après une compile réussie, Pedro enquille sur son 3ème EP en 10 ans. C’est peu, mais sa garde toujours une bonne qualité. Intitulé Still Busy (puissant hommage à Dr Dre, que ce soit au niveau du titre comme de la pochette), cet EP n’a d’autres objectifs que de montrer que Pedro et son crew sont toujours là, et qu’ils sont plus que jamais décidés à continuer de nous faire danser et de découvrir de nouvelles perles. Still Busy EP comporte deux pistes de Busy P, et deux remixes pour chacun des deux titres. Soit une demi-heure d’inédit. Le premier titre, on le connait déjà, puisqu’il est également présent sur la compile Ed Rec Vol. X. Still Busy, soutenu par Thunderbird Gerard, est un bon son qui colle bien à l’étiquette « Busy P ». Dark mais pas trop, le titre pousse bien sur le sidechain sans en faire une indigestion. La voix de Gerard donne une intonation tantôt hip-hop, tantôt « marilyn mansonienne » (brrr) au morceau. Le remix de Maelstrom est bien différent même si l’idée et le registre restent les mêmes. Membre du label Zone, donc protégé des seigneurs The Hacker et Gesaffelstein, l’élève fait du bon boulot. On reconnait l’influence bien dosée de ses maîtres (particulièrement celle de Gesaffelstein), qui crédibilise le morceau sans toutefois le rendre caricatural ou étiquetable. Bref, ça dépote comme on l’aime. Au tour de Parris Mitchell, qui signe un remix plus coloré, bien rythmé, et qui va chercher pas mal de sonorités intéressantes. Seconde partie de l’EP se concentre sur un titre appelé This Song, accompagné par le chanteur Andrew Woodhead. Pedro décrit...
Ed Rec Vol X
posted by Sam
Ed Banger Records fête ses 10 ans en 2013. Dix ans de fêtes, de découvertes, et dix ans que la musique electronique française a sa référence. Plus qu’un label, Ed Rec est une grande famille où touts les artistes sont potes. Concurence et pression sont des mots qui n’existent pas pour ces joyeux guguss, dirigés par Pedro Winter, ex-manager de deux robots bien connus et connu sous le pseudonyme de Busy-P. Pedro a su construire au fil des années un label a son image : cool, eclectique et ouvert. Au final, Ed Banger est un cas qui devrait être décrit dans les ecoles comme un modèle de label indépendant. Un dixième anniversaire ne pouvait se fêter sans touts les membres du label, qui nous ont tous concoté un titre inédit pour l’occasion sur Ed Rec Vol X, la quatrième compilation de ce genre. Oui, chez Ed Rec, on aime numéroter les compiles n’importe comment. J’était personnelement plutôt inquiet à l’idée d’entendre cette compile, car bon nombres d’artistes ont perdu leur forme d’antant. Mais c’est justement ces artistes qui furent les plus au tournant, en nous offrant de bonnes surprises. La plus marquante est assurément le Moi (demo version) de SebastiAn, qui depuis deux ans a un peu lâcher sa carrière perso puisqu’il ne sort que quelques remixes bofs entre des productions en tout genre (Charlotte Gainsbourg, Woodkid, Kavinsky, Phillipe Katerine). Mais le bougre se sert justement à la perfection de ses nouvelles expériences pour faire quelque chose de totalement surprenant, un mélange de Piaf sur une OST orchestrale. Les frangins de DSL, auteurs d’un dernier album décevant, rebondissent parfaitement avec un titre où la musique prend le dessus sur les vocaux, mais où tout est appliqué, beaucoup plus propre que d’habitude. Un autre groupe à surprendre est Justice, figure de proue...
Disclosure – Settle...
posted by Sam
Disclosure est un duo composé de deux frères, Guy et Howard Lawrence, à peine 40 ans à eux deux. Révélation britannique en 2012, les deux frangins s’imposent désormais au monde entier, avec Settle, leur premier album. Disclosure a grandit dans les années 2000, le mythe des années 90 en guise de nirvana musical. C’est justement dans ces années que la musique électronique britannique était au sommet de son art, avec une grande vague house intercalée entre la techno de Detroit et la french touch. Depuis, l’Angleterre fait moins rêver, mais remonte la pente progressivement. Elle a levé la tête avec le dubstep, emmené par Skream, s’est remise debout avec du post-garage comme avec SBTRKT, et marche désormais, grâce à Disclosure. Le duo s’impose comme le chef de file d’une nouvelle generation de musiciens, produisant de l’electronique, mais ne connaissant pratiquement pas de limites à leur inspiration, du hip-hop à la techno en passant par le step ou l’indie. On peut affilier à cette dream team le déjà bien rodé James Blake, AlunaGeorge, Jamie XX ou bien Jessie Ware. On connaissait déjà un visage de Settle : celui des singles, comme en témoigne les bien-aimés Latch ou bien White Noise, qui a atteint la deuxième place des charts britanniques. On part donc sur du solide, la touche Disclosure est dévoilée avec la manière. Une force de cet album, c’est cette richesse à sans arrêt se renouveler, pour ne jamais nous ennuyer malgré ses 17 pistes. Et pas besoin d’être un fan introverti de UK house pour le constater ! Les inspirations très variées y sont pour beaucoup. On peut passer d’une house très energique aux basses vrombissantes rappelant Superfunk (Stimulation) à une production à la fois décousue mais bien ficelée (Second Chances). Une autre explication à cette richesse...
Puggy, To Win the World but also our heart !...
posted by GaelB
A l’origine Puggy est un trio d’ascendances multiculturelles européennes mais il est finalement revendiqué en tant que Belge pour symboliser le lieu de rencontre du groupe. Souvenons nous-en, c’est grâce à How I needed you que leur renommée se fonde petit à petit à partir de 2010 : Dorénavant enchainant les prix, notamment le triplé depuis 2011 des Octaves de la Musique (équivalent des Victoires de la musique Belge), Puggy nous livre cette fois-ci un troisième album riche en émotions et en mélodies, perpétuant le rock acoustique qui les a fait connaître avec une introduction plutôt réussie de touches électroniques. En Octobre 2012, grande révélation, la triade Belge est de retour avec un titre à la conquête du monde (To Win the World), mais pas que. Le clip influencé du fameux style vidéo de Seven Nation Army des The White Stripes nous donne à l’époque l’impression de mutations musicales spécifiquement à cause de l’utilisation de synthétiseurs, et des appuis pianistiques en tout genre que l’on retrouvera le long de cet album quelque mois plus tard (début avril 2013). Mais ce nouvel opus not only tried to win the world but also to win our heart ! En effet quel plaisir de parcourir ce nouvel album. Toujours possible de retrouver le Puggy que tout le monde connaît, touches acoustiques et voix douce dans Someone Makes No Sound ou encore Everyone Learns to Forget. D’ailleurs cette dernière chanson est à l’image de l’album et de ces ruptures puisqu’elle nous offre avec merveille un crescendo musical de 5 minutes. Parlons-en, le piano introduit dans la majorité des chansons, ni trop ni trop peu, englobe une puissance harmonieuse et mélodieuse sous des airs de classique, de cabaret mais encore de synthétiseurs plus modernes. La voix travaillée et juste qui...
[FESTIVAL] 24h de l’Insa...
posted by Julien
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Random Access Memories : ce qu’on en pense, ce qu’il en restera...
posted by Sam
La sortie phare du moment, c’est l’inévitable Random Access Memories, 4ème effort de Daft Punk. Un album bien différent des ses prédécesseurs. De quoi dérouter plus d’un afficionado du duo, qui a choisit de s’éloigner des ordinateurs pour se rapprocher des instruments. Carton plein pour les critiques, tolé récurrent chez les fans. Et nous, en bons fans critiques, qu’est-ce qu’on en pense ? Avec Julien et Pierre-Elie, on vous donne notre avis, surprises et déceptions. On vous dévoile aussi ce qui va se passer pour Daft Punk dans les temps qui suivent. JULIEN : Un petit mot sur l’album avant de présenter mes coups de cœur, Daft Punk présente une œuvre très complète, à la hauteur du matraquage commerciale des deux derniers mois, avec une variété assez impressionnante. Le duo suit toujours la même intrigue tout au long de Random Access Memories, son originalité de toujours, sa touche personnelle qui – même si elle peut soulever bien des critiques – est inlassable et qui est poussé à son maximum dans ce nouvel opus : « Ici, nous essayions de rendre les voix robotisées le plus humain qu’elles n’ont jamais étaient, en ce qui concerne l’expressivité et l’émotion ». C’est extrêmement difficile de choisir un morceau plutôt qu’un autre dans cet océan qui était il y a encore quelques jours encore inconnu, mais je parlerai de 3 morceaux qui m’ont paru intéressant, qui ne sont pas forcément mes préférés, mais qui me plaisent, tout simplement. Chilly Gonzales accompagne au piano les Daft sur Within avec un changement de gamme en intro bien prenant. Le morceau mêle à la perfection la partie instrumentale et l’électronique du synthé et des voix. En mettant les paroles en relation, l’impression d’un type perdu, mi-humain mi-rien est sublimée par le chant à la...


