Le 13 mai sort le nouvel album du Klub des Loosers intitulé Last Days. Alors du coup, au lieu de juste faire une chronique pure et simple dessus, pourquoi ne pas se faire un petit dossier special sur le Klub des Loosers, un groupe marquant par sa singularité et sa verve. Le Klub: késaco? Tout d’abord, le Klub pourrait se résummer à une seule personne: Fuzati. Il fonde alors le Klub des Loosers avec Dj Orgasmic, puis lorsque ce dernier rejoindra le groupe TTC, il est remplacé par Dj Detect, qui opera toujours en live. En effet, l’organisation du Klub est particulière, car Fuzati produit globalement tout, des instrus aux textes. Toutefois, il avoue en interview avoir besoin de Detect en live car “il ne peut pas tout faire seul”. Fuzati: Le hip-hop était son pote… Revenons-en au personnage qu’est Fuzati. Fuzati, c’est l’entité au masque blanc et inexpressif, l’incarnation de tous les penchants et faiblesses de la personne derrière le masque, ainsi que de ses idées parfois radicales. « Romantique comme un acteur porno qui ne quitte pas son alliance », profondément critique et dépressif, suicidaire parfois voire carrément glauque, ce MC au cynisme exacerbé transmet dans ses chansons un profond mal-être, mais ce avec beaucoup d’ironie et d’auto-dérision. Dans les textes de Fuzati, on est loin des préoccupations des autres rappeurs, qu’il critique d’ailleurs avec virulence dans “Dead Hip Hop”, mais on parle par contre de notions profondes tells que la solitude, la déprime, les amours brisés, la pression parentale, le suicide, bref, que des sujets joyeux, mais apportés avec un tel humour noir qu’on ne resent que très peu de malaise en écoutant ses vers. De plus, il manie les métaphores avec talent, réalisant d’excellentes personnifications d’objets, qui deviennent alors des extensions de lui...
Pourquoi Access All Arenas déçoit...
posted by Sam
Sortit lundi, Access All Arenas est le nouvel album live du duo électro Justice. L’enregistrement de ce nouveau disque, long de plus de 70 minutes, s’est fait dans les mythiques Arènes de Nimes le 19 juillet 2012, en plein milieu d’une imposante tournée mondiale qui a duré tout le long de l’année. Jusque là, rien de remarquable. Mais voila, il y a quelques hics, qui ne peuvent laisser quelqu’un intéressé par Justice indifférent. Tout d’abord, cet album live n’est pas le premier, mais le second. Rapide recap’ : Justice commence sa carrière en sortant quelques morceaux et remixes à partir de 2003, sort son premier album, le magistral †, en 2007, suivit d’une tournée mondiale qui accouchera d’un premier album live, A Cross The Universe. Le deuxième album, Audio Video Disco, arrivera en 2011. On peut donc se poser la légitime question qu’est la suivante : Access All Arenas est-il une bonne suite de A Cross The Universe ? Il semble intéressant de comparer les deux lives. En effet viennent bien d’une époque différente (il existe une énorme différence de style entre le dirty et sombre† et le rock’n’roll Audio Video Disco. Pour compenser une discographie pas très étoffée A Cross The Universe (ACTU pour les intimes) allait notamment chercher des parties métal, jouées à la sauce Justice, qui rendait la chose incroyablement puissante et nerveuse. Sur Access All Arenas (AAA), le mix entre les deux opus est suffisant. On entend donc plus de Justice, mais on dit adieu aux extraits de Ministry ou bien au remix de Master of Puppets de Metallica. Un choix bien dommage, car, même n’étant pas fan de métal, j’aurai aimer vivre ce choc des styles. Dans la même optique, un autre reproche que l’on peut faire à AAA, c’est sa baisse de puissance. L’exemple le plus frappant concerne Phantom pt. II. Sur ACTU, on avait le droit à 3 montées et breaks complètement fous répartis sur presque 10 minutes, pour...
[SOIREE] Street Therapy 2 – Musact...
posted by Julien
Vidéos de la Street Therapy 2 organisée par...
[SOIREE] Downtown Dreamers – Hadra...
posted by Julien
Photos et Vidéos de la soirée Downtown Dreamers organisée par Hadra à la Mc2 PHOTOS...
[SOIREE] Free Bass Attack 4 – Les Lutins Verts...
posted by Julien
Photos et Vidéos de Free Bass Attack 4, organisée par Les Lutins Verts à l’Ampérage (20/04/2013) Photos :...
[CHRONIQUE] PHOENIX – BANKRUPT!...
posted by Julien
En ces périodes presque estivales, c’est l’émoi dans Versailles, à seulement un mois d’intervalle, les mythiques Daft Punk et nos adorés Phoenix se chevauchent pour nous faire goûter le fruit de longues années de travail. En attendant le 20 Mai pour les deux “inconnus”, parlons de Bankrupt!, 5ième album studio des quatre jeunots. Comme l’excellent précédent opus, l’album est produit par Phillipe Zdar, producteur de génie pour les Beastie Boys, Housse de Racket ou bien The Rapture. Celui-ci s’inscrit donc dans la lignée du virage entamé par le groupe en 2009, qui a fait de Phoenix un des poids lourds de ces dernières années. A première écoute, l’ensemble paraît moins fou que Wolfgang Amadeus Phoenix. On sent quand même de bons morceaux mais un manque de puissance, un manque de Lizstomania. L’album démarre sur des notes asiatiques avec Entertainment, un titre étonnant qui est dévoilé mi-février. On retrouve instantanément les fameux synthés versaillais sur un morceau où la guitare est quasi inexistante et ça nous laisse un peu perplexe, original certes, mais on est pas convaincu, pas encore du moins. L’album se poursuit sur The Real Thing qui nous offre un rythme assez lent, une partie batterie ample et lourde pour aboutir sur un riff bien puissant aux refrains; dès les premières notes ça accroche bien, digne du quatuor – avec une seconde fois des notes qui sonnent assez asiat’ en près-refrain. Vient ensuite SOS In Bel Air qui nous plonge en plein Rio, maracas, artifices, bamboléos, costumes à fleurs et femmes nus, on est bien dans les année 70. On se fait une nouvelle fois bousculé par ce calme des couplets avant la tempête des refrains bien musclés, musicalement c’est très complet, très agréable à l’écoute. Alors ou je suis parano ou on retrouve bien des ascendances...
Ghostface Killah- Twelve Reasons To Die...
posted by Pierre-Elie
Question: quel collectif musical des années 90 a réussi à faire rimer Shaolin et Rap? La réponse est évidente: le Wu-Tang Clan. Je pourrai dire tellement de bien de ce groupe que 500 pages ne suffiraient pas, et de toutes manières ce n’est pas le sujet. Enfin pas directement, puisqu’on va parler de l’album de Ghostface Killah, membre émérite du Clan. L’album en question, nommé Twelves Reasons to Die, devait initialement sortir en 2012, mais il a été repoussé pour une raison simple: RZA (encore lui…), qui en est le producteur, travaillait à ce moment sur son film, The Man With the Iron Fists, et les deux parties ne souhaitaient pas que la bande son du film entre en compétition avec l’album. Donc, pour en revenir à la galette, on est face à un album-concept, basé sur un comic racontant l’histoire d’un dénommé Tony Stark (non, pas celui à qui vous pensez…) qui combat le crime dans l’Italie des années 60, tombe amoureux d’une belle, et revient d’entre les morts pour se venger suite à son meurtre par le père de cette dernière. Pour qu’on puisse suivre sans trop de soucis l’histoire, le CD arrive avec un comic (fort joli d’ailleurs!) retraçant l’histoire de l’ami Stark, bandit voulant se faire un nom parmis les bandits. Avant de se plonger dans l’écoute, petit point sur la pochette du disque: vous vous rappelez de ces affiches de film de série B, avec du sang et un éclairage douteux, genre le dyptique Grindhouse de Tarantino ? On est face à quelque chose qui y ressemble, très old-school, et qui retranscrit très bien l’esprit très « comics ». Un bon point, donc. L’album s’ouvre avec Beware of the Stare, qui, sur une instru très old school, à base de piano et d’accords...
Major Lazer – Free The Universe...
posted by Sam
Major Lazer, le projet du superproducteur américain Diplo (on lui doit MIA, Santigold, Snoop Lion…), sort son deuxième album, 4 ans après le nuancé Guns Don’t Kill People… Lazers Do. un savant mélange de dancehall, ragga ou d’électronique, a fait de Major Lazer un groupe à part du paysage musical, proposant des sons plutôt variés. Free The Universe, second opus, concorde parfaitement avec l’arrivée du beau temps. Parce qu’écouter du Major Lazer sous la neige, c’est comme manger une fondue un 14 juillet. Enfilez vos tongs et maillots, on vous raconte votre été 2013. L’album se compose de 14 tites, sur lesquels ont collaboré… 31 artistes ! On va pas tous les citer, mais on peut quand même dire que le plateau est assez relevé, et surtout très varié. On retrouve du hip-hop (Wyclef Jean, Santigold), du ragga (Shaggy), de l’electro (Flux Pavilion, Laidback Luke) et même du rock (Erza Koening de Vampire Weekend). Décollage. On démarre avec You’re No Good, qui fait une très bonne intro, portée par une très bonne Santigold, qui pose sa voix envoutante sur le refrain. A coté, de grosses basses raggas pour une ambiance qui sonne très bien. Ça sonne bien, très bien. Sur Jet Blue Jet, on retrouve plus un rythme rapide, qui sonne dancehall. S’ajoute de grosses percus sur un glitch electro, des claps. Tout ça donne un truc bien dansant, même s’il y a nettement moins d’ame que lors de la première track. Ceci est rattrapé par le superbe Get Free, qui fut l’un des meilleurs titres de l’année 2012. Chantée par Amber, la chanson est légère, et nous transporte à travers les caraïbes… Hmm… Le titre est très calme, ce qui contraste avec le reste de l’album. Mais jamais on oublie de danser ! L’autre gros tube de l’album, c’est Jah No Partial, qui...
Kid Cudi – Indicud...
posted by Pierre-Elie
KiD CuDi… Jamais un nom n’a autant déchainé les passions. Qualifié de génie ou d’imposteur, Scott Mescudi ne laisse en tout cas pas indifférent. Suite à sa découverte par Kanye West et sa signature sur G.O.O.D. Music (label qu’il a récemment quitté) son premier album, Man on The Moon: The End Of The Day, avait reçu un accueil mitigé de la part de la critique . Le second album, Man on The Moon: The Legend Of Mr.Rager, sorti en 2009, avait suscité un intérêt un peu plus vif de la part des critiques, mais rien d’exceptionnel non plus, l’album récupérant un petit 6,7 sur Pitchfork. S’en était suivi une mise en suspens de la série des Man on The Moon,une colère de Kid Cudi envers Universal Music, qui selon lui n’avait pas bien assuré la promotion de l’album, et la création en parallèle du projet WZRD, un groupe de rock expérimental composé de Cudi et de Dot da Genius, producteur de son état. En juillet 2012, le Kid annonce un nouvel album, qui ne serait pas un Man on The Moon, mais qu’il définit comme « son Chronic 2001 ». Dans la foulée, il lâche un titre pour l’album: Indicud. Penchons nous dessus, d’ailleurs. Premier point, la pochette de l’album. Une explosion dans un cadre doré, très tape-à l’oeil, mais pas spécialement jolie par rapport à ce qu’on a pu voir auparavant, même si on comprend l’envie de faire un lien avec les clips (qui sont entourés du même cadre doré). La tracklist attire également l’oeil. On retrouve en featuring King Chip (a.k.a Chip Tha Ripper), RZA (qui semble être partout ces temps ci…) et les inénarrables Kendrick Lamar et A$AP Rocky, ainsi que toute un pléthore d’autre noms fameux. Très prometteur, donc! L’album s’ouvre avec...
Téhessé – TOUMRAKATA...
posted by Rom
Sélia, Camille, Théo J’en viens aujourd’hui, après plusieurs mois de sortie, à vous parler de Téhessé ! C’est réellement une de mes meilleures découvertes étant donné que je commence à vraiment être subjuguée par l’immensité du style minimaliste, particulièrement de l’Indie-Pop. Des sonorités toujours travaillées, des chansons d’une douceur et d’une volupté sans nom. Je vous présente leur tout premier EP, TOUMRAKATA. Téhessé est un groupe originaire de Grenoble jouant dans un style Indie/Triphop. Se rapprochant carrément de The XX (Je pense qu’ils doivent recevoir ce commentaire assez souvent), ils jouent avec une mélodie voluptueuse et vous embarque dans un autre monde dès les premières secondes. On ressent le cadre minimaliste à la moindre note, car tout les sons sont hyper travaillés et très juste…. Au bon moment. Ils évoluent maintenant sur Lyon et Paris pour se dévoiler toujours plus au grand public, où l’Indie Minimaliste n’est pas toujours très connue. On vous emmène sur leur île où plus rien n’existe, à part la musique. Ecoutez… On commence avec The Wall, avec … de la basse ! Une basse douce et prenante. Je trouve ça surprenant, mais assez carré pour se prendre au jeu. La musique qui suit laisse entendre les voix de Sélia et Théo. Une résonance et des paroles dans un son soul qui nous titille ! De la guitare pour des rifs frissonnants. Et là on part. On est séduit. On continue avec Fear, qui m’a réellement prit aux sens. Des sonorités exotiques qui nous laissent dans un paysage calme et assez paisible je dois dire. Des voix qui sortent de nul part et c’est partit. Une chanson qui résume le mieux l’esprit de l’album je trouve. C’est ma préférée, une vraiment belle production. Avec Outro qui suit, on est un peu perplexes dès l’entrée des premiers...
[SOIREE] Metatek Party 3 – Metamorphose...
posted by Julien
Photos et Vidéos dispo de la Metatek Party 3 PHOTOS : https://www.facebook.com/media/set/?set=a.533609936661741.1073741834.422183771137692&type=3 ...
[SOIREE] Electronik District 2 – Welcome...
posted by Julien
Photos et vidéos de la soirée Electronik District #2 PHOTOS...
James Blake – Overgrown (Deluxe Version)...
posted by Pierre-Elie
Depuis son album éponyme –qui avait, par ailleurs, remporté un franc succès (Best New Music sur Pitchfork, ça se mérite) – le londonien James Blake s’était fait discret, sa seule apparition notable étant un live remarqué au Pitchfork Music Festival à Paris en 2012. Mais déjà, des rumeurs d’un nouvel album avaient couru suite à l’apparition de plusieurs morceaux inconnus durant certains lives du compositeur. La date de sortie et le nom de l’album ont suivi les rumeurs: Overgrown allait sortir le 8 avril 2013. Et en février 2013, un premier extrait intitulé Retrograde était révélé sur BBC Radio One. Penchons nous donc sur l’album en lui même. Premier point positif : l’illustration de couverture dans la version deluxe est la même que celle du single Retrograde, sobre et classique, il s’en dégage une nostalgie certaine, qui est devenue la marque de fabrique de James Blake, et qui annonce d’ores et déjà le ton de l’album. L’album s’ouvre avec Overgrown, qui achève de convaincre tout le monde de la puissance de la voix de James Blake. Sur un tempo relativement lent, accompagné d’un piano, puis rejoint par des cymbales, le chanteur est parfait du début à la fin, et sa voix pourra même donner des frissons par moment. I Am Sold et Life Round Here démontrent une fois de plus le talent de vocaliste de James, ainsi que sa capacité à produire des tracks parfaitement arrangées, les instrus étant maîtrisées à la perfection. Arrive ensuite Take A Fall For Me, en featuring avec RZA. L’instru, plus sombre que mélancolique pour le coup, s’accorde parfaitement avec le flow parlé et rythmé du rappeur. S’en dégage une impression oppressante, renforcée par les effets sur la voix de James Blake, les chœurs évanescents, et l’effet de souffle. Nul doute, nous sommes devant...


