Souvenez-vous, c’était il y a un peu plus d’un an : on apprenait la surprenante collaboration entre le label fleuron de l’electro française, Ed Banger Records, et le pape de la musique électronique française, Laurent Garnier. Ce monsieur, pour rappel, est un des grands précurseurs des rave party en France, un des plus fervents promoteurs de la musique électronique notamment la techno de Detroit, au près du grand public. Enfin, c’est le premier lauréat des Victoires de la Musique dans la catégorie « Musiques électroniques », en 1998. L’association Ed Banger / Laurent Garnier a donné naissance à un ep grandiose, ressuscitant la vielle techno comme on en faisait si bien au début de Garnier. En 2013, on remet le couvert avec un nouvel ep de remixes du titre Jacques in the box, sortit l’an dernier. On retrouve 2 remixes dans la version officielle de l’ep. C’est peu, mais il y a du lourd. En effet, le premier nous vient de l’association inédite de deux lurons qu’on connait bien en tant que copains DJs, mais pas sous la casquette copains producteurs : Brodinski et Gesaffelstein. Le premier est fan de trap et de hip-hop aux beats bien lourds, le second préfère l’électronique de Dopplerefekt ou de Kraftwerk. Deux mondes bien différents, pourtant les deux connaissent un grand succès, et de beaux jours leur sont promis. Cette association inédite a donc soulevé pas mal d’attentes. Verdict : un boucle puissante, une ambiance lourde et dark comme sait le faire Gesaffelstein sur low-tempo inspiré par Brodinski… Mais rien de plus. Il manque le petit truc qui aurait fait que ces 6 minutes pourraient concurrencer l’original, qui était, force est de le reconnaître nettement au dessus. Dommage, car ce duo a largement le potentiel de sortir des trucs très balèzes. Le deuxième remixe nous vient de Laurent Ganier himself, qui nous livre un ‘Chicago...
Chronique The Strokes – Comedown Machine...
posted by Julien
Lorsque qu’on a lu sur NME que nos Strokes auraient bouclé discrètement un 5ième album, on a d’abord cru à une intox – de nos jours c’est presque du quotidien. On croyait avec l’équipe avoir assisté le 20 Juillet 2011 au dernier concert du groupe en France (au Zénith de Paris); et puis le infos se sont enchaînées, les choses se sont officialisées… On parlait de 2 titres envoyés à une radio : “All The Time” et “One Way Trigger” dont l’un qui faisait écho au bon vieux Strokes, on était plus qu’impatient ! Le premier titre dévoilé fut donc One Way Trigger, étonnant, dans la lignée de titre un peu louche d’Angles – bien qu’il nous plaise quand même. Les critiques ont été diverses, tantôt les fans de la première heure ont commencé à angoisser, pris par la peur de se retrouver face à la suite du 4ème opus qui n’avait pas fait l’unanimité; tantôt les évasifs ont apprécié les octaves gravis par Julian. Puis est arrivé All The Time qui a satisfait quasiment tout le monde, et son clip retraçant la vie des Strokes, histoire de faire comprendre à tout le monde qu’ils sont “amis pour la vie”. Historique clos, passons aux choses sérieuses, Comedown Machine est le 5ème album studio des new-yorkais The Strokes, sortie en France prévue pour le 25 mars ! Avant de passer à l’écoute, on voit déjà un cover très sobre, ambiance industrie des seventies. Pas très accrocheur quand on sait qu’ils ont déjà réalisé des covers nettement meilleures (cf Is This It et Angles en particulier). De plus, on voit que l’album dure 37 minutes et 49 secondes, ce qui est relativement court, comme d’habitude chez la bande à Casablancas. Il va donc falloir nous...
[SOIREE] 10th Astrofonik Tour – Welcome...
posted by Julien
Vidéo et photos de la soirée Electronik District 2 dispo PHOTOS...
Woodkid – The Golden Age...
posted by Sam
Le rémois Yoann Lemoine, que l’on connait sous le pseudonyme de Woodkid, sort The Golden Age, son premier album. Clippeur pour Lana Del Rey, Rihanna ou bien Moby, on connaissait avant tout ses qualités de réalisateur. Il se lance dans son projet musical début 2011, quand sort Iron, son premier EP, où l’on trouve notamment le titre phare Iron et d’un clip fantastique, la pièce fait le tour de la toile et reçoit des éloges de toutes parts. On a rarement vu une entrée si remarquée. Restait à prouver que Woodkid n’était pas « l’homme d’un morceau ». L’enfant de bois a confié la production de son album à de nombreux musiciens de qualités, principalement à Guillaume Brière, moitié du fantasque duo The Shoes. Egalement entouré d’un orchestre, Woodkid nous livre une oeuvre bouleversante. L’album débute sur The Golden Age, titre éponyme de l’album. On rentre directement dans l’univers crée par l’artiste : un mélange entre classique et pop, qui pourrait en laisser plus d’un sceptique sur le papier. Mais le mélange des codes de ces genre crée une ambiance totalement différente, portée par la voix grave et chaleureuse de Lemoine ainsi qu’un subtil mélange entre percussions, cuivres, piano. Woodkid pioche dans un genre, lui applique sa propre recette, et il en ressort une musique nettement différente, mais toujours plus attirante. On est pris dans un rythme très rapide, toujours dicté par des percussions extremement efficaces, sur un fond de musique d’orchestre. Le titre nous transporte, nous dépose là où il le veut pour nous raconter son histoire. C’est ça Woodkid : une grande musique sublimée par une histoire tout droit tirée d’un conte fantastique. Celui-ci se voit donné un héro avec Run Boy Run, titre donnant envie de s’évader, dicté par les paroles de Lemoine. Un rythme très rapide, coupé par de grandes envolées...
Kavinsky – Outrun...
posted by Sam
Le 24 février, Vincent Belorgey, bien connu par le grand public sous le pseudonyme de Kavinsky, nous a livré Outrun, son premier album. Kavinsky s’est d’abord fait connaître par le biais d’ EP remarqués, puis en faisant, en compagnie de SebastiAn, qui a également produit Outrun, la première partie de la tournée de 2007 de Daft Punk. Mais Kavinsky est surtout connu par le grand public pour son Nightcall, produit par une moitié de Daft Punk, qui fut utilisé comme bande son d’introduction au bien aimé Drive. L’album fut de nombreuses fois repoussé. Résultat : si on suit le Kav’, on connaît une grande majorité des titres présents sur le disque avant qu’il ne sorte. La surprise est donc moins grande, mais ce n’est pas tout… Outrun commence avec Prélude. Sur un discours de Paul Hahn, manager des Daft Punk, présentant le personnage zombie qu’incarne Kavinksy et son histoire, on entend les premiers riffs propres à l’artiste. Mais rien de plus, ce qui en fait une intro classique. Arrive Blizzard. Tout part d’un coup, et là c’est la bonne surprise : le mec nous fait vraiment un truc original. Même si je n’adhère pas complètement, je vois bien qu’il y a du talent là dedans. Et puis, en fouinant un peu, de liens en liens, je tombe sur un générique de la série Sankukai, qui s’avère être l’identique de Blizzard, à un beat moins lourd près. Le sampling, c’est bien, le plagiat, c’est moins bien, même s’il suit une bonne référence. Cette démarche semble complètement insensé de la part d’un artiste ayant un statut de l’ampleur que celui de Kavinsky. On essaye d’oublier et on passe à Protovision, premier single officiel de l’album, sortit en décembre dernier. Avec ses envolées de guitares magistrales, son ambiance dark fantastique, le track transporte loin, très loin. Assurément une des grosses...
25 ans du Summum
posted by Julien
Cet évènement, les grenoblois l’attendaient tous ! Une superbe affiche qui annonçait une superbe soirée. Arrivée à 22h30, la Warm-up étant déjà passée, la scène assez imposante donne le ton, de jolies installations de lumières en forme de « X » surplombant le fond de la scène et au-dessus du public, des jeux de lumières bien travaillés en accord avec le son, avec des couleurs vives et agréables visuellement. Cependant, je mettrais un gros bémol à l’organisation et au Summum lui-même; certains artistes ont joué plus d’1h30 (ce qui était fortement perturbant car on avait aucune idée de l’heure qu’il pouvait être et savoir qui était l’artiste relevait de la devinette de temps à autre) et la tête d’affiche, Gesaffelstein a été programmé en dernier et a dû se voir couper le son 20 minutes avant la fin, par mauvaise foi de l’organisation. On pouvait ressentir cette grosse déception et un dégoût de la part du public. Mis à part ces remarques techniques, la musique dans son ensemble était de bonne qualité (rarement des saturations -à mon oreille en tout cas-), Oxia a tout donné à son public et finir en beauté avec sa chanson « Domino »; de même pour The Hacker qui a donné un ton très dark avec une pointe d’Electronic Body Music très appréciable à son set et Gesaffelstein qui ont repimenté la soirée qui a eu un coup de « mou » de par la prestation de Miss Kittin. Personnellement, je m’attendais à mieux aux vues de ses sons et effets vocaux qui sont plus énergiques sur albums qu’en set live. Une fois, la soirée achevée ou du moins plus qu’interrompue, le public qui rage, l’organisation est pressé de vous faire sortir (et oui, vous n’avez pas le temps de retrouver un ami dans la salle !)...
Chronique Asaf Avidan – Different Pulses...
posted by Julien
Asaf Avidan est un artiste israëlien né en 1980. Il se met à composer sur ses déceptions amoureuses après une douloureuse séparation et sort son premier EP en 2006. Il forme à la fin de cette année un groupe avec 4 autres musiciens qui seront par la suite appelé les Mojos et réalise un première album The Reckoning en mars 2008. Acclamé par la critique ils remportent un disque de platine en 2009 et entament une tournée quasiment continue en Europe jusqu’en 2011. Après avoir travaillé sur deux autres albums – Poor Boy / Lucky Man sortie en septembre 2009 et Throught The Gale sortie en novembre 2012 – le groupe souhaite faire une pause, Asaf se concentre alors sur un album solo, Different Pulses – sortie le 28 Janvier dernier. Asaf Avidan populairement reconnu grâce au remix One Day de son Reckoning Song s’impose cette fois-ci avec un album solo aux tendances folk-acoustiques rythmés à certains moments par des touches synthétisées. La première écoute de ce nouvel album est singulière puisque pour chaque auditeur le jugement est direct : continuer l’aventure ou jeter le CD ! La voix très spéciale de ce jeune israélien nous a particulièrement touché et c’est ce qui donne le charme de ses Different Pulses. Entraîné dans un monde doux, extra-terrestre aux sonorités encore inconnues par cette liaison tout à fait remarquable entre le compositeur et son instrument, Asaf règne en tant que maître musical le long de ces 45 minutes de quasi-perfection auditive. Une intro impressionnante avec Differente Pulses, où l’on observe sans attendre l’incroyable voix d’Asaf – car oui, même en le regardant chanter sur une vidéo avec une prise micro d’ambiance, sa voix me semble toujours de l’ordre du surnaturel – accompagné de ses musiciens; batteur, piano...
DSL – After
posted by Sam
La fratrie DSL est de retour avec un album qui tape fort. Sorti depuis 10 jours, After montre que 10 ans d’attente, ça a beau être long, mais parfois, ça vaut le coup. Et en parlant de coup, j’en ai pris un grand en l’écoutant! Petit rappel pour ceux qui dormaient au fond : DSL, c’est un peu un OVNI musical. Groupe évoluant à la frontière entre l’électro et le rap, qui a sorti son premier album en 2003 (et qui, soit dit en passant, était une petite bombe!). Après, plus rien pendant 5 ans, jusqu’à la parution sur Ed Banger Records de 3 EPs d’excellence, le plus récent étant Supalove. Autant dire que j’étais complètement frénétique quand ils ont annoncé la sortie d’un nouvel album pour 2013. Et je n’ai pas été déçu, mais alors pas du tout.Ce qui marque avant de lancer l’écoute, c’est le visuel du CD. La couverture est sobre mais très réussie, et dès qu’on ouvre le boitier, on se prend une explosion de couleurs dans les yeux, que ce soit sur l’artwork ou le disque en lui-même (les visuels ont étés réalisés par l’artiste 2Shy, pour les intéressés). Alors oui, ca n’a pas de réelle influence sur l’écoute, mais bon, joli visuel c’est toujours sympa. L’album commence avec Spliff, et là, on a le parfait exemple d’une chanson d’anthologie. Musique éléctro ultra-entraînante, paroles travaillées et drôles, du DSL à l’état pur. Un morceau qui plaira peut être plus aux « nouveaux fans » du groupe, friands des instrus dansantes du groupe, mais pour moi, c’est le gros coup de coeur de l’album. On enchaîne avec Last Dance with The Devil, qui est un morceau qui m’a aussi convaincu dès la première écoute. Une instru aérienne à base de piano et de synthés, des paroles en franglais assez personnelles, bref, vraiment un titre posé...
Soirée Hadra – Kingdom of Light...
posted by Julien
Salut voici les vidéos qu’on a fait à la soirée Hadra – Kingdom of...
Street Thérapie (22/11/2012) – Rap/Hip-Hop/Jazz...
posted by Rom
Voici les Live de chacun des artistes qui se sont produit à la Street Thérapie du 22 Nov. 2012 dernier. Enjoy ! __________________________________________ KACEM WAPALEK & OSTER LAPWASS Feat. ANTON SERRA (Live Rap Dj)...
Tortoz – Overtoz...
posted by Rom
Je reviens aujourd’hui sur un album qui m’a beaucoup marqué étant donné l’histoire de Tortoz, qui commence dans le monde du Rap. Je vous propose une chronique-critique qui a eu beaucoup de changements et de retard, mais au fond, un bon album reste un bon album même après quelques mois ! A sa sortie le 24 Septembre 2012, personne ne s’attendait à un tel engouement, car pour une mixtape en téléchargement libre qui sort, produite par un artiste qui débute avec un label inconnu créé pas longtemps avant, c’est du jamais vu ! Nous sommes maintenant à plus de 2000 téléchargements, et ça continue ici : http://tortozomic.com/ ! Je vous propose de télécharger cette mixtape pour mieux apprécier ce qui va suivre. C’est en Juin 2012 que nous sommes allés à la rencontre de Tortoz pour une première montée sur scène à Seyssins ! Un concert plein d’énergie qui m’avait donné bons espoirs pour la suite ! Pour en venir à l’album plié en mixtape sous le nom de l’Overtoz, qui comporte 9 titres tous aussi riches avec différentes instrus et différents univers, ce qui m’a plutôt séduis ! Sous le Label INEPTIE, l’équipe de Tortoz qui commence à se faire un nom, FIMB (Freestyle Is My Business. On commence avec Intro qui annonce direct la couleur dès les premières mesures, il nous lance dans son monde avec une instrumentale fondante, des synthés, des coups de feu, une sorte de refrain ‘’chanté’’, c’est poignant et ça marche ! On suit directement sur C’est pas comme si je fumais, un titre qui commence fort avec un rythme style rap US bien maitrisé. Les rimes sont travaillées et on sait à quoi s’attendre dès la première minute avec le flow de Tortoz qui nous emporte réellement dans son projet. Ensuite place...
Soirée Welcome – Tapage Nocturne (09 Février 2K13)...
posted by Julien
Voici les vidéos live de l’énorme soirée « Tapage Nocturne »...
Introduction à Bankrupt! – Phoenix...
posted by Julien
Il y a quelques semaines de cela, Sam m’a parlé de Phoenix, et il s’avère que je suis tombé amoureux très rapidement. Et là vous allez me dire “Attends gars, tu viens de découvrir Phoenix?” qu’est-ce que vous voulez que je vous dise, fouettez-moi, allez-y, mais moi je vous fais pas suer à longueur de journée avec M83, ok ? Bref, Phoenix c’est 4 français qui sortent leur premier album United en mai 2000 avec déjà quelques petites bombes. “Un groupe d’Indie pop” selon Wikipédia, “mélangeant des influences riches et variées (soft rock, hip-hop, musiques classiques, électroniques…)”, enfin tout ce que j’aime. J’écris donc cette petite chronique pour vous donner envie de découvrir ce groupe qui va bientôt sortir son 5ème album Bankrupt! sachant que le dernier qui remonte à 2009 est une petite merveille ! (Et je pèse mes mots). Je n’ai pas assez écouté les 3 premiers albums pour faire un véritable débrief mais je vais essayer de vous donner mes impressions sur chacun en proposant mes coups de coeur. Le premier album – United – me semble sympathique à écouter, trois titres se détachent vraisemblablement du lot, leurs deux tubes : Too Young, If I Ever Feel Better, mais surtout Honeymoon qui est mon immense surprise, comment est-je fais pour vivre 13 ans dans l’ignorance de ce titre ? Si vous n’avez pas encore écouté cette douce balade aux surfaces synthétisées, menée par la voix langoureuse de Thomas Mars et d’une mélodieuse guitare; le voici. On a donc un premier album plein d’espoir, aux tendances pop, qui reste assez varié. Le deuxième album – Alphabtical – est sûrement moins « frais » mais sonne tout de même bien. Certes, il manque peut être ces grandes lignes de synthé tant appréciées sur des titres...


