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Tame Impala – Currents
  • Chroniques
Sep08

Tame Impala – Currents...

posted by Pierre-Elie

Tame Impala est un peu le genre de groupe que certains suivent depuis des années et considèrent comme le renouveau de tout un genre: le rock psychédélique. Pour les uns c’est « la meilleure formation actuelle », pour d’autres, c’est un peu « Pink Floyd et Yes en plus jeune », un groupe qui fait du neuf avec du vieux. Autant dire que la sortie du nouvel album des Australiens n’est pas passée inaperçue. Presque 2 mois après sa sortie, qu’en retient t’on finalement? Currents est sorti en plein milieu de l’été, en pleine canicule même, et il a apporté un vent de fraicheur bienvenu. Vent de fraicheur car renouvellement d’un groupe qui voulait sortir de sa catégorie « Poids lourds du rock psychédélique » pour explorer de nouvelles perspectives sonores, et aussi- et surtout- vent de fraicheur car de ce renouvellement est sorti un son différent, savant mélange de funk et d’électro, mais ne reniant ni la réverb ni le psychédélisme un peu fou inhérent au groupe de Kevin Parker. Kevin Parker, qui semble désormais bien loin des riffs de guitares, tant les synthés ont la part belle sur cet album. Exit les accords s’étirant sur des minutes entières, place aux boucles de synthéthiseurs et aux modulations quasi oniriques. Toutefois, même si ce changement aurait pu annoncer un calme plat sur l’album, loin s’en faut. Currents, on l’a compris, romps avec les premiers Tame Impala. Mais cette rupture est-elle réussie? Indéniablement.   On est accueilli d’emblée par les presque 8 minutes de Let It Happen, qui bien que tournant dans nos oreilles depuis quelques temps déjà est toujours la bienvenue. A travers une surabondance de synthéthiseurs, Tame Impala accueille l’auditeur dans un nouvel univers musical, plus pop et onirique, qui va parfois chercher des inspirations dans bien d’autres genres, comme en témoigne...

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4 bonnes raisons d’aller à Rock en Seine 2015 les yeux fermés
  • Festivals
Août10

4 bonnes raisons d’aller à Rock en Seine 2015 les yeux fermés...

posted by Sam

Pour la couverture de notre premier événement dans la région parisienne, nous avons décidé de ne pas faire les choses à moitié en débarquant à Rock en Seine, plus grand festival francilien. En constante progression depuis 2003, date de sa création, Rock en Seine s’est imposé comme l’évènement musical français du mois d’août, et est une parfaite clôture d’une saison toujours plus riche. Réunissant plus de 120 000 personnes sur 3 jours dans le parc de Saint-Cloud, le festival est dopé d’arguments justifiant de le visiter au moins une fois. Accrochez-vous, en voici quelques-uns. Une programmation pop / rock au dessus des autres Bien qu’il puisse toujours y avoir débat avec les autres grands festivals français – Eurockéennes, Vieilles Charrues et Main Square en tête -, il semblerait bien que le rock soit bien mis en scène sur l’édition 2015. Parmi les gros artistes, les programmateurs ont laissé moins de places au noms éléctros et hip-hop, pour laisser un boulevard aux groupes rock et pop qui font 2015 : Libertines, Tame Impala, Kasabian, Fuzz, FFS, ou encore Interpol représentent le début d’une longue liste que l’on se réjouit de parcourir dans tous les sens en seulement 3 jours.   Une série d’exclusivités en haut de l’affiche L’un des points forts Rock en Seine, c’est la période à laquelle se déroule le festival. Bien loin de l’agitation de juillet, où la plupart des festivals européenns se disputent les têtes d’affiche, le festival francilien fait face à une concurence beaucoup moins dense. Il est donc plus simple de signer de belles surprises. De plus, certains artistes ne tournant pas au début de l’été, les affiches se retrouvent chamboulées. Ajoutez à cela un gros budget et un ligne directrice de programmation bien définie, et vous avez la...

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Interview – Boris Brejcha (Eurocks 2015)
  • Interviews
Août03

Interview – Boris Brejcha (Eurocks 2015)...

posted by Julien

    Quelques minutes avant l’ouverture de la 27ème édition des Eurockéennes de Belfort, nous avons pris rendez-vous au bord de l’eau en compagnie de Boris Brejcha. Devenu l’une des grosses têtes d’affiches électro de la saison, l’allemand a accepté de jouer le jeu d’une interview « Versus« . Une bonne mise en jambe avant de faire danser plus de 10 000 personnes en clôture de la Grande Scène.  ...

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Cabaret Frappé 2015
  • Vidéos
Juil29

Cabaret Frappé 2015

posted by Julien

  Beaucoup de plaisir et de longues nuits de travail pour des vidéos qui nous l’espérons vous rappellerons de très bons souvenirs de cette 17ème édition du Cabaret Frappé !                      ...

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Interview – Set & Match (Eurocks 2015)
  • Interviews
Juil19

Interview – Set & Match (Eurocks 2015)...

posted by Pierre-Elie

Entre la sortie de son premier album, ses multiples EPs et sa tournée au Maghreb, le groupe de rap montpellierain Set&Match s’est offert un début d’année plutôt mouvementé. On a eu la chance de les capter pour une interview le lendemain de leur passage remarqué sur La Plage des Eurockéennes. Ambiance. Salut Set&Match, comment ca se passe ces Eurocks? Faktiss: Bah écoute très bien, aujourd’hui on est un peu en vacances, on a joué hier sur la scène de la Plage avec Sianna et Georgio, et c’était un très très bon concert, les gens étaient très réceptifs, très bonne ambiance… Parfait! En studio ou en live, vous avez toujours votre petite signature, un coté propre et carré. Est-ce que sur scène, en live, en festival, vous amenez aussi un coté un peu plus chill, pour coller à l’ambiance? F: c’est pas exactement la même manière de reproduire la musique, on va avoir une approche un peu différente, ça ne sera pas la même écoute. Quand tu écoutes un CD, tu peux être chez toi, en soirée, en club, etc.. Mais en concert tu as un public devant toi, des MCs… En tant qu’artiste tu dois envoyer, les gens sont là pour s’amuser, donc tu dois leur faire plaisir. Après sur scène on a notre scénographie, on fait notre taff! On déborde un peu, mais toujours dans le bon sens, pour aller dans le délire avec le public. Depuis Tudo Bem à la sortie de votre album, il y a eu un petit laps de temps. Il s’est passé quoi de votre coté? F: Entre temps on a beaucoup tourné, on s’est jamais vraiment arrêté de tourner. On a aussi pris le temps de préparer notre album, de faire une pause aussi, mais surtout de...

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Interview – Bo Ningen (Eurocks 2015)
  • Interviews
Juil18

Interview – Bo Ningen (Eurocks 2015)...

posted by Sam

  Dans le cadre d’un échange avec le gigantesque festival japonnais Summersonic, les Eurockéennes de Belfort ont accueilli trois artistes du pays de soleil levant : le classic-band The Bawdies, le beatmaker Seiho et les rockeurs Bo Ningen. Ce sont ces derniers qui nous ont le plus séduit. Proposant une musique progressive entre rock et métal, le quatuor présente une approche différente de celle que l’on retrouve en occident. Leurs diverses expérimentations scéniques les ont amené vers de haut-lieu du live (Coachella, SxSW…). On a rencontré le groupe dans son tourbus, un joli van tapissé de moquette noire et blanche zébrée…       Quelle est votre ressenti à propos des Eurockéennes, du public, de votre concert ?   Taigen : Nous avons joué dans beaucoup de festivals en France mais celui-ci est particulièrement bon, le catering est incroyable, le son est énorme, et nous avons vraiment adoré le public d’aujourd’hui et la scène sur laquelle nous avons joué : c’était un réel plaisir.   Dans quelle mesure la musique européenne inspire-t-elle votre propre musique ?   Kohhei : Quand tu parles de l’Europe c’est quand même très vaste ! Nous sommes inspirés par la musique allemande des 70’s, il y a tout à apprendre de la musique des 70’s, même aujourd’hui. C’est ce que nous partageons avec le public.   Comment votre musique est-elle reçue au Japon ?   Taigen : Nous ne sommes pas encore aussi reconnu au Japon qu’au Royaume-Uni. Nous avons participé à de nombreux festivals au Japon mais c’est assez différent. Nous sommes tous japonais mais nous nous sommes rencontrés à Londres, nous avons formé le groupe à Londres, et nous venons de différentes parties du Japon. Au Japon les gens écoutent généralement des groupes japonais, anglais ou américain; nous nous situons au milieu....

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Eurocks 2015 : La canicule vous passe le bonjour !
  • Reports
Juil12

Eurocks 2015 : La canicule vous passe le bonjour !...

posted by Sam

Cette année, Little World Music s’est encore un peu plus implanté aux Eurockéennes. C ‘est en bénévole et en presse qu’on a profité du festival, de ses backstages et de la canicule franc-comtoise. L’occasion de découvrir plein de nouvelles facettes des coulisses du festival, de son organisation à la partie relationnelle avec les artistes. Pour nous, qui n’aspirons pas à faire carrière dans le milieu, c’est une expérience riche et inédite que nous sommes fiers d’avoir vécu. Mais on ne vous en dira pas plus, car l’important était sur les scènes, et c’était plutôt démentiel. Privés de camping cette année (manque de temps), on compense nos regrets en regardant les inventions des campeurs pour lutter contre un soleil de plomb qui s’acharne à refroidir les ardeurs des plus fervents. Pourvu que les bières soient fraîches ! Il est midi, nous sommes le vendredi, et on croise les 4 gars de Cotton Claw qui improvisent un set sauvage à l’entrée du camping. Les nouveaux arrivants sont surpris et les premiers sourires apparaissent. Une fois sur le site, on découvre avec grand plaisir les nouveautés de cette édition. La principale, c’est l’ouverture d’une nouvelle zone chill-out franchement bien foutue, avec palettes et barques disponibles pour siroter une bière. Le festival s’est ouvert un peu plus aux sponsors, avec les arrivées de Ben&Jerry’s, Quick ou bien Ray Ban. On comprend  que ces gens là ramènent des sous, mais c’est toujours un crève cœur de voir ce lieu magnifique se transformer un peu plus en panneau de pub… Dernière nouveauté de taille : l’introduction d’une Secret Place, plutôt habilement cachée, présentée sous forme de Silent Party ayant vu passer Bob Rifo (Bloody Beetroots), Mystery Jets ou bien DJ Pone. Visiblement, les malins qui ont trouvé le lieu ont bien apprécié le concept. Coté festival,...

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Rolo Tomassi : Grievances
  • Chroniques
Juin24

Rolo Tomassi : Grievances...

posted by Pierre-Elie

Très souvent, quand le mot « Hardcore » est lancé, on s’imagine de la musique techno à 200bpm ou bien des groupes de metal chevelus hurlant de manière incompréhensible dans leurs micros devant un public démontrant sa maitrise du karaté aérien à grand renforts de mandales dans le faciès de leurs voisins (dans la bonne humeur, bien évidemment). Toutefois, si Rolo Tomassi entre dans la 2ème catégorie, il serait bien difficile de leur donner pour seule étiquette celle du Hardcore, car la formation anglaise introduit dans ses compositions des envolées jazz et progressives qui apportent à cette musique réputée plutôt brutale un coté plus touchant. Une main de velours dans un gant de fer, somme toute. Avec Grievances, leur 5ème album, Rolo Tomassi brouille encore un peu plus les pistes et affirme sa singularité. Entre les envolées lyriques puissantes de la chanteuse Eva Spence, les hurlements possédés de son frère James et des riffs acérés de guitares, on se retrouve face à un album d’une surprenante complexité, qui sort des sentiers battus. Le ton est donné dès l’introduction, avec le puissant Estranged, qui attaque d’office sans la moindre fioriture. Nul doute, les inspirations Hardcore sont bien présentes, mêlées à de soudains passages d’accalmie instrumentaux. Et ces changements soudains d’ambiances sont monnaie courante sur l’album, que ce soit sur Raumdeuter, dont le tempo bien plus calme et le chant clair d’Eva Spence invitent plus à la contemplation qu’au headbanging brutal, ou encore sur Opalescent, qui se rapproche plus du jazz-rock que du metal à l’ancienne, et qui est par ailleurs l’un des morceaux sur lequel la voix de la chanteuse se fait envoutante et apaisante, soutenue par un bel arpège de guitare. C’est justement ce mélange d’ambiances permanents, entre chant clair, hurlements et passages instrumentaux qui fait...

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Thundercat : The Beyond / Where the Giants Roam
  • Chroniques
Juin23

Thundercat : The Beyond / Where the Giants Roam...

posted by Pierre-Elie

S’il est bien un nom à retenir dans le domaine du Jazz ces 5 dernières années, c’est bien celui de Thundercat. Très proche de Flying Lotus et consorts, il s’est déjà distingué par deux albums de grande qualité, alliant soul, jazz, funk et hip-hop dans un savoureux mélange. Après s’être fait entendre sur To Pimp A Butterfly de Kendrick Lamar cette année, Thundercat nous balance un projet surprise, un EP 6 pistes, qui est une merveilleuse introduction à l’esprit chill et tranquille des vacances: The Beyond / Where the Giants Roam Question invités, Thundercat s’est contenté du meilleur: Flying Lotus, le violoniste Miguel Atwood-Ferguson, ainsi que le saxophoniste Kamasi Washington sont de la partie, rejoint par l’un des pères fondateurs du jazz: Herbie Hancock. Cette fine équipe nous fait voyager dans un univers sonore à la fois onirique et chaleureux, dans lequel les lignes de basses règnent en maîtres et où le chant s’allie avec une subtilité touchante aux instruments. The Beyond / Where the Giants Roam est un fantastique voyage qui, du tubesque Them Changes avec sa ligne de basse groovy et son piano qui semble provenir d’une autre planète au lancinant Where The Giants Roam / Field of the Nephilim, semble n’avoir qu’un seul but: nous rappeler que le groove ne meurt jamais. Mention toute particulière à l’incroyable Lone Wold and Cub, dont l’arpège de cordes mêlé aux percussions atmosphériques soutient la voix de Thundercat, habillée d’un effet d’écho qui renforce cette impression d’écouter une musique venant d’une autre dimension. Et la simple performance d’Herbie Hancock sur les deux dernières minutes du morceau vaut à elle seule l’écoute du projet. Une belle surprise que cette livraison expresse de Thundercat donc. Alliant electro, soul et funk comme lui seul sait le faire, le...

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Pourquoi on revient aux Eurockéennes
  • Festivals
Juin22

Pourquoi on revient aux Eurockéennes...

posted by Sam

Avec l’été, la saison des festivals arrive, et le premier week-end  de juillet en est garni. Chaque année, une dizaine de gros festivals s’arrache les plus beaux noms du moment. Mais pour nous, pas besoin de choisir entre le Rosklide, Astropolis, Main Square ou Calvi on The Rocks, car on a notre éternel favori : les Eurockéennes de Belfort. On vous explique pourquoi.     Une prog alliant mastodontes et découvertes C’est n’est un secret pour personne : un festival, c’est avant tout une programmation, et c’est toujours la première chose que l’on regarde. Si les Eurocks nous ont habitué à de belles exclusivités ces dernières années (Blur, Jay Z, The Cure…), on peut reprocher à l’édition 2015 de viser moins haut chez les têtes d’affiches. Mais la force des Eurocks s’est toujours cachée dans le milieu de l’affiche, et non tout en haut. Car les Eurockéennes, c’est avant tout un festival blindé de middles dans tous les genres. Bookés par un duo métal/électro de programmateurs, les quelques 60 artistes qui foulent chaque année le Malsaucy jouent sur des plateaux très différents, et le public se surprend aisément à passer du folk vers le métal avant de finir sur de l’électro, le tout en moins de 2 heures. C’est dans cet état d’esprit que le festival est devenu l’un des plus éclectiques de l’hexagone, se distinguant des autres de par la richesse et l’originalité de ses programmations. 2015 n’est pas une exception, et un lot de belles surprises s’y cache.   Une atmosphère unique On n’a pas encore fait le tour de tous les festivals, mais on peut vous garantir que les Eurockéennes ont une identité qui leur est propre, et que tous ne peuvent s’en targuer. Situé dans un cadre naturel magnifique, avec...

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Sounds of Marseille Festival 2015 – Espace Julien
  • Photos
Juin10

Sounds of Marseille Festival 2015 – Espace Julien...

posted by Julien

    Une soirée placée sous le signe de la chaleur à l’Espace Julien en compagnie de The Great Joe Yabuki et Subz Crew retenus par Sounds of Marseille lors de ses tremplins, ainsi que les foufous Salut c’est cool suivi par Acid Arab en Dj Set. Retour en images sur ces 4 concerts aussi disparates que plaisant !  ...

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Les 24 heures de l’INSA – 41ème édition
  • Festivals
Juin03

Les 24 heures de l’INSA – 41ème édition...

posted by Julien

    Nouveau record d’affluence pour l’INSA cette année dans une ambiance toujours aussi bon enfant, palme d’or du festival printanier sans prise de tête !      ...

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L’EP Chaï : Une première réussite pour Samifati
  • Decouvertes
Juin02

L’EP Chaï : Une première réussite pour Samifati...

posted by Pierre-Elie

  Samifati sort son premier EP « Chaï », un premier projet court mais convaincant qui insuffle un vent de fraîcheur et confirme la bonne santé du beatmaking français. On a souvent la fâcheuse manie d’associer uniquement le beatmaking au duo gagnant MPC et samples, néanmoins de plus en plus d’artistes saupoudrent leur composition de touche purement acoustique. C’est le cas pour Samifati, violoncelliste depuis plus de 10 ans qui n’hésite pas à associer de samples aux colorations hip-hop, aux doux mouvements de l’archet sur son violon. La sauce prend, et jusqu’à la fin on ne pourra plus se passer de cette complémentarité électroacoustique.     Viens se rajouter à l’instrument à cordes une banque de samples d’une folle diversité. Comme beaucoup de ses camarades beamaker (Fakear sur l’EP Sauvage ou bien Degiheugi sur Endless Smile) Sami Fatih parsème ses titres de samples orientaux envoutants. Le titre Gundpower en est l’un des exemples frappants. Le décor est plaisant, la balade sympathique, le sentier n’est pas balisé mais laissez vous perdre vous verrez que ça vaut le détour !         Mais Samifati c’est aussi du live ! Accompagné du vidéaste Axel Vanlerberhe, le beatmaker nous offre un spectacle aussi bien visuel qu’auditif, mariage auquel on assiste de plus de plus en concert. A l’image de Rone ou La Fine Equipe, la scénographie n’est pas mise au hasard dans le beatmaking français actuel. Concert rime donc avec performance artistique, le spectacle est entier. Toujours sous la tutelle d’Axel Valerberhe, on vous laisse admirer le clip de Lotus tourné 16 mètres sous terre dans un ancien réservoir d’eau.     A l’instar d’une pizza partagée avec sa copine, l’EP de Samifati nous laisse cette énorme fringale de fin de soirée. On en reprendrait bien encore une rasade...

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Degiheugi – Endless Smile
  • Chroniques
Mai08

Degiheugi – Endless Smile...

posted by Pierre-Elie

Du Hip-Hop au Jazz en passant par la variété française, les influences musicales de Degiheugi sont nombreuses et son nouvel album devrait en surprendre plus d’un: une fascinante et changeante collection d’univers …   Les KissBankers patientaient depuis plus de 2 mois, Endless Smile, le nouvel album de Degiheugi pointe enfin le bout de son nez et leur attente sera sans aucun doute à la hauteur de leur espérance. Avec plus de 208 KissBankers il n’aura fallut que 45 jours à Degi pour récolter les 3000€ nécessaire au pressage et mastering de son nouvel opus. Ce qui confirme l’engouement suscité par cet album pour une communauté d’adeptes, qui ne cesse de grandir. Le beatmaker Lavallois nous propose un sixième album à la richesse musicale ahurissante. Une galette des plus diversifiée notamment grâce à l’originalité des samples utilisés, surement trouvés dans les fins fond du net ou dans les vieux cartons poussiéreux de collectionneur de vinyle. Avec des loops entrainantes et une bonne maitrise de la MPC, Degi nous livre un très bon album Hip-Hop , et ça fait plaisir ! Il nous assène des claques musicales tout au long de son projet en nous transportant aussi bien avec « Kolkata » et sa coloration asiatique envoutante ou temporellement en samplant un vieux tube de Patricia Carli de 1963 : La Découverte,  titre éponyme de notre ami Levalois.   Comme à son habitude Degiheugi n’hésite pas à bien s’entourer en invitant ses compères Ceshi, ou encore Ghostown. Il parsème habilement son album de featuring empêchant ainsi une certaine monotonie présente dans les albums uniquement instrumentaux. On retiendra notamment une très belle apparition de Ceshi dans  A dreaded sunny day  où l’univers de Degiheugi se marie parfaitement avec celui du rappeur Américain. Alors qu’on s’imagine déjà sur nos terrasses respectives,...

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Snoop Dogg – Bush
  • Chroniques
Mai05

Snoop Dogg – Bush...

posted by Pierre-Elie

Si Snoop Dogg est bien doté d’un grand talent, c’est celui de se rire des genres et des styles, et de faire ce que bon lui semble. Après s’être perdu dans le reggae (avec plus ou moins de succès) et la funk, la superstar du Rap US prends la tendance à contre pied avec Bush, son nouvel album entièrement produit par Pharell Williams. Alors, pari réussi ou échec cuisant pour le Doggfather? L’alchimie Pharell-Snoop remonte à bien longtemps. En effet, les deux avaient déjà collaboré à plusieurs reprises durant la longue carrière de Snoop- on se rappelle notamment de Drop It Like It’s Hot, et de son C-Walk improbable- et ce n’est donc pas étonnant de retrouver Pharell aux manettes du projet. Toutefois, il est le seul et unique producteur, et ses retrouvailles avec Snoop sont plus funky que thug: pas des grosses basses, plutôt des rythmiques catchy et dansantes qui donnent plus envie de s’allonger dans un transat un cocktail à la main que d’aller faire un drive-by. Quid de Snoop alors? On l’avait déjà retrouvé égaré sur les terres du funk en 2013 avec 7 Days Of Funk (qu’on avait chroniqué ici), et nul doute que le bougre a souhaité prolonger son voyage. Moitié chantant, moitié rappant, le Doggfather pose son flow à son habitude, à l’aise et au calme, et s’accorde parfaitement avec les instrus de Pharell. On assiste au revival de rythmiques qu’on croyaient disparues depuis longtemps, avec un esprit décalé et gouailleur, classique à Snoop Dogg. Coté guests, les noms sont alléchants: Stevie Wonder, Charlie Winston, TI, Gwen Stefani, Kendrick Lamar (encore lui!) et Rick Ross viennent appuyer Snoop Doggy Dogg dans ses frasques, toujours avec mesure et bon goût. Le projet est donc de très bonne facture, les...

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