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Jackson And His ComputerBand remixe Phoenix
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Fév04

Jackson And His ComputerBand remixe Phoenix...

posted by Sam

Quand on y pense, pas mal d’indices pouvaient nous faire imaginer un potentiel lien entre le groupe pop Phoenix et le blondinet Jackson And His ComputerBand. Tout d’abord, tout ce beau monde est français, et contribue chaleureusement au rayonnement musical de notre hexagone à travers le monde. Ensuite, ils sont directement en lien avec certains artistes français, cœurs du succès de la musique française depuis une vingtaine d’année. Parmi ces personnes, ont pourrait citer Pedro Winter ou bien Philipe Zdar (Cassius). Ce dernier a notamment produit les derniers albums respectifs de Phoenix et de… Jackson ! Et forcement, quand on partage un même studio, des affinités artistiques (ou autres) naissent. Voilà pourquoi il ne paraît pas si surprenant de voir l’un remixer l’autre. Pour l’anecdote, on a une la chance d’enchaîner à la suite les 4 artistes cités dans ce paragraphe un beau samedi de juillet aux Eurockéennes de Belfort, et on regoutterai volontiers de ce cocktail ! C’est le single SOS In Bel Air, troisième de l’ère Bankrupt!, que Jackson s’est essayé à bidouiller. Il en ressort presque 10 minutes d’expériences sonores diverses, où le tube pop est disséqué comme Jackson l’aime tant : fausses montées, ambiances retros, vocaux torturés et chaos organisé. Le coup est réussit, rien ne tourne en rond ry peu de répétitions. Classe ! Et c’est...

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Skream redonne vie à sa collection de titres gratuits
  • Actus
Fév02

Skream redonne vie à sa collection de titres gratuits...

posted by Sam

L’anglais Skream a pris la bonne initiative de répertorier toutes ses productions offertes ces dernières années sous une même adresse. Profitez, car une bonne quantité de son de qualité est à portée de clic. S’il ne faudrait retenir qu’une poignée d’artistes d’aujourd’hui en totale accord avec leur époque, nul doute que Skream figurerait parmi les têtes de listes. En introduisant les premiers sons d’un genre nouveau, le dubstep, l’anglais était loin de deviner que cette nouvelle branche de la musique électronique serait visité, disséqué et torturé en un temps record. Le dubstep souffre d’ailleurs aujourd’hui d’une image entachée par une vision trop mainstream (qu’on associe à la musique de Skrillex ou de Flux Pavilion), et qui force le genre à tendre vers un déclin aussi soudain que son apparition. L’anglais s’est d’ailleurs éloigné du dubstep depuis l’année dernière, revenant à une musique plus légère : le disco. Dans sa période faste, Skream s’est néanmoins permis de sortir plusieurs séries d’EPs et de mixs disponibles en téléchargement libre. La série la plus connu, Freeizm, composé de 3 EPs, un album ainsi qu’un mix. Si on ajoute à ça d’autres titres en vrac, on obtient une bonne cinquantaine de morceaux à (re)découvrir, tous offerts ici....

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Cashmere Cat- Wedding Bells EP
  • Chroniques
Jan28

Cashmere Cat- Wedding Bells EP...

posted by Pierre-Elie

Cashmere Cat, c’est un peu un univers à part. Une électro hyper douce et calme, aux sonorités romantiques venues de Norvège, qu’on avait découvert en 2012 avec l’EP Mirror Maru, qui apporta un grand renouveau dans le paysage musical. Et le Norvégien est de retour, avec un nouvel EP intitulé Wedding Bells, dans lequel on va se plonger tout de suite. L’EP s’introduit avec le morceau Wedding Bells, qui nous plonge dans un mélange de synthés, de basses sur-compressées et de kicks, et nous envoie droit dans les tympans des drops dignes des meilleurs morceaux de trap-music. Les sons de « clochettes de Noël » donnent une cohérence au morceau, et la voix autotunée s’accorde parfaitement à l’ensemble. Une explosion de sons plus variés les uns que les autres (on entend même un sitar par moments), très dansante, et qui offre une belle introduction au morceau. https://soundcloud.com/qarus-song-samurai/cashmere-cat-wedding-bells Avec Rice Rain, on change un peu d’univers. Le morceau est plus calme et plus posé, avec principalement des synthés et pianos, et une partie instrumentale qui fait penser aux ritournelles pour enfant, avec des sons de carillons couplés à des basses légères et planantes. On retrouve toujours cette petite touche très chaleureuse dans les voix, typique de Cashmere Cat!   On arrive sur le 3ème morceau, et là c’est du grand art! Mélange de ritournelles enfantines, de synthés/pianos, de claquements de claquettes, de tambourin et de basses sur-compressées, Pearls est une espèce d’orgie sonore dans laquelle chaque instrument trouve sa place, mais qui demeure d’une douceur et d’une tranquillité surprenante. https://soundcloud.com/qarus-song-samurai/cashmere-cat-pearls Last but not least, With Me. Une sublime ode au romantisme et à l’amour, portée par des voix autotunées, des kicks secs sur une ligne de basse sur-compressée, et une petite ritournelle au carillon sublime. Nul doute,...

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Schoolboy Q-Focus avant Oxymoron
  • Actus
Jan28

Schoolboy Q-Focus avant Oxymoron...

posted by Pierre-Elie

Le rap américain a le vent en poupe ces dernières années. Entre déceptions et réussites, on a vu émerger un pléthore de nouveaux talents, de nouveaux crews, et parmi ceux çi, le Black Hippy. Formé de Kendrick Lamar, Ab-Soul, Jay Rock et l’homme dont on va parler aujourd’hui, Schoolboy Q. Alors pourquoi? Parce que l’homme a été très productif en 2013, et s’apprête à lâcher son premier album (après une série de mixtapes dispo’ sur Datpiff), qui est très attendu par les aficionados. Un petit point pour vous poser le personnage, avant la chronique sur Oxymoron.   Schoolboy Q est un rappeur de Los Angeles, qui, comme pas mal de rappeurs de la West Coast, a commencé dans la rue. Affilié aux Crips (un des deux gangs principaux aux States, avec les Bloods), le bonhomme vendait du crack et autres drogues dans la rue, ce qui, selon ses dires, lui a constitué un vécu et lui a donné des choses dont parler dans ses textes, qu’il commence à rapper dès 21 ans. Jonglant habilement avec les flows de ses principales inspirations- Nas, Biggie, Jay-Z et le Wu entre autres- il rejoint le label indépendant TDE (Top Dawg Entertainment) en 2008, et forme Black Hippy avec les membres suscités en 2009. Niveau musique, Schooboy ne chôme pas. Entre Setbacks en 2011 et la monstrueuse Habits and Contradictions en 2012, le rappeur commence à se faire un réel nom et à montrer à la face du monde son talent. Toutefois, c’est lors de collaborations avec A$ap Rocky que Q va réellement exploser. Trois feats monstrueux (« Hands on The Wheel- Habits and Contradictions, Brand New Guy- LiveLoveA$ap et PMW- Long.Live.A$ap), et une place acquise dans le cercle fermé des rappeurs. Entre un flow ravageur, des instrus novatrices produites...

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Retrospective 2013 [3/3] : 12 mois, 12 évènements
  • Chroniques
Déc31

Retrospective 2013 [3/3] : 12 mois, 12 évènements...

posted by Sam

Le moins que l’on puisse dire, c’est que 2013 fut une année musicale fantasque, avec ses hauts et ses bas en forme de grand huit vertigineux. Outre l’apparition de nouveaux espoirs, la confirmation de futurs grands, l’apogée de certains géants, 2013 fut aussi l’année du leak, du streaming d’albums, de l’hyper-promotion inventive et abusive, des albums et collaborations surprises, des hommages répétitifs, de la disparition de grands noms de la musique du XXème siècle. Le troisième et dernier volet de cette retrospective revisite l’année en 12 étapes, une par mois. Un album, une promotion, un retour, un festival… Nous avons essayé de raconter au mieux 2013 via ces divers évènements.   Janvier, le retour de Bowie C’est la première belle surprise de 2013. Le 8 janvier, jour de ses 66 ans, le my(s)t(h)ique David Bowie, complètement absent de la scène musicale depuis 9 ans, annonce son retour avec un nouvel album. Une surprise de taille, car on pensait bien que Ziggy avait définitivement rangé sa guitare, suite à de nombreux problèmes de santé. Un premier clip sort ce même jour, et un nouvel album, The Next Day, est annoncé pour mars. Cet album sera d’ailleurs une réussite, et l’une des grandes satisfactions de l’année. Une nouvelle version de l’album, remixé, sort à la fin de l’année. Bowie demeure néanmoins discret : on peut l’apercevoir dans certains clips, il prête sa voix au Reflektor d’Arcade Fire, mais c’est globalement tout. Pas de concerts de prévu, mais on ne désespère pas ! Février, le malheur de Phoenix C’est ce mois-ci que les versaillais de Phoenix choisissent pour annoncer leur retour. Beaucoup d’engouement pour ce groupe qu’on n’avait plus vu depuis le très bon Wolfgang Amadaeus Phoenix et son succès monumental (critiques élogieuses, un Grammy Awards, une tournée américaine gigantesque conclue par un rappel avec les copains...

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Retrospective 2013 [2/3] : Les tops des redacteurs
  • Chroniques
Déc22

Retrospective 2013 [2/3] : Les tops des redacteurs...

posted by Sam

Le moins que l’on puisse dire, c’est que 2013 fut une année musicale fantasque, avec ses hauts et ses bas en forme de grand huit vertigineux. Outre l’apparition de nouveaux espoirs, la confirmation de futurs grands, l’apogée de certains géants, 2013 fut aussi l’année du leak, du streaming d’albums, de l’hyper-promotion inventive et abusive, des albums et collaborations surprises, des hommages répétitifs, de la disparition de grands noms de la musique du XXème siècle. Après la présentation des 10 meilleurs albums de l’année pour l’ensemble de l’équipe, les 3 plus belles plumes de Little World Music vous délivre leur coups de cœurs (5 albums, 5 titres, 3 concerts, un événement) ainsi qu’une bouse, parce que tout ne fut pas rose.   Julien Pionchon : 5 albums : Saint Michel – Making Love & Climbing Rone – Tohu Bonus (édition deluxe de Tohu Bohu) Vampire Weekend – Modern Vampire of the City Son Lux – Lanterns Arcade Fire – The Reflektor   5 Titres : Détroit – Horizon Ne pas notifier cet album aurait été un oubli, sur ce titre auto-biographique Cantat parle de ses années en prisons, ses peurs, ses angoisses, son mal être. Il le fait avec lyrisme comme à son habitude sous les résonances grinçantes et confinées au regard du captif, guidant ainsi une déflagration solennelle, mêlant pour un court instant ombres et lumières. David Bowie – Where are we now ? Sombre et mélancolique, Bowie écrit ici une magnifique chanson, universelle et atemporelle. Un homme qui ne cesse de surprendre, après une carrière édifiante, avec une simplicité et une humilité que bon nombre devrait suivre. Son Lux – Lost it to Trying Un hymne à lui seul, mêlant des sonorités épiques avec une rythmique qui frôle la frénésie. Une fusion agrémentée de beats et parties électroniques difficilement identifiable créant...

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Retrospective 2013 [1/3] : l’année en 10 albums
  • Chroniques
Déc21

Retrospective 2013 [1/3] : l’année en 10 albums...

posted by Sam

Le moins que l’on puisse dire, c’est que 2013 fut une année musicale fantasque, avec ses hauts et ses bas en forme de grand huit vertigineux. Outre l’apparition de nouveaux espoirs, la confirmation de futurs grands, l’apogée de certains géants, 2013 fut aussi l’année du leak, du streaming d’albums, de l’hyper-promotion inventive et abusive, des albums et collaborations surprises, des hommages répétitifs, de la disparition de grands noms de la musique du XXème siècle. La première partie de notre brève rétrospective de cette belle année se concentre sur la catégorie reine des bilans de l’année : les meilleurs albums. Plutôt que de publier un classement, et parce que l’exercice est trop délicat pour nos âmes sensibles, on vous a rédiger une liste des 10 albums de l’année, et un bonus.      Vampire Weekend – Modern Vampires of the City Un troisième album pour cette jolie bande qui clôt une première aventure démarrée il y a déjà 7 ans. Un album qui conte désillusions de jeunesse poussées par une certaine maturité qui n’enlève pas pour autant le charme insulaire du groupe parsemé de riff bien grinçants tout comme la voix agréablement malléable du chanteur. Aussi, le groupe arrive à bien se renouveler tout en gardant son style avec une présence plus forte d’électronique en tout genre qui apporte un réel plus à l’ensemble. JP         Son Lux – Lanterns Avec sa voix exceptionnelle et sa délicatesse au service du piano,  Son Lux vous transporte dans des contrés déjà bien envoûtante. Ajoutez-y une vaste recherche électronique, un majestueuse dimension épique, de nombreuses collaborations et vous obtenez l’immense album Lanters, à effigie de son artwork, un astre tout entier à parcourir. JP             Kanye West – Yeezus Toute la controverse que suscite cet album n’est pas...

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Interview – Vitalic
Non classé
Déc17

Interview – Vitalic...

posted by Julien

En concert à la MC2 vendredi 20 décembre, Vitalic signe une des dates majeur de l’année electro à Grenoble. Pilier du genre depuis bientôt 15 ans et connaissant son lien avec la ville, nous avons estimé intéressant d’avoir son avis sur l’actualité culturelle de la ville ainsi que des sujets qui y sont plus ou moins liés. Même si ce n’est pas le sujet qu’il connait le mieux, son expérience ne peut qu’être porteuse de bons conseils. — A la fin des années 90, tu étais attaché au label grenoblois Goodlife aux cotés de The Hacker. Celui-ci t’as sûrement rapproché de la ville, quelle image en gardes-tu ? J’en garde de très bons souvenirs. Je venais parfois avec ma bande passer des soirées avec la bande Goodlife et c’était en général très mouvementé. Les musiques électroniques ont beaucoup évolué à Grenoble – et en général – où elles jouent un rôle de premier plan. Comment vois-tu l’évolution de cette scène ? La musique électronique est sortie de l’ombre et on la retrouve un peu partout. Maintenant, il y a plusieurs musiques electroniques et si à Detroit les DJs refusaient de montrer leurs visages, nous sommes aà l’ère des DJ mannequins. Même l’underground s’est très professionnalisé et très tôt les musiciens veulent proposer un show qui met en scène leur musique et on les retrouve aussi sur des grandes scènes des festivals de rock. On est loin des ravounettes mal organisées des 90s. Nous sommes largement impliqué dans le mouvement underground (spécifiquement hardtechno, hardcore, trance), qui est très présent sur cette ville (l’association Hadra est le moteur de la trance française). Comment vois-tu ce mouvement, peu médiatisé actuellement malgré qu’il soit populaire ? Je dois dire que je ne connais pas grand chose à ce...

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Report – Panda Dub, DLSM, Mardjenal SDC & Sound Disciples @ EVE – 05/12/13
  • Reports
Déc09

Report – Panda Dub, DLSM, Mardjenal SDC & Sound Disciples @ EVE – 05/12/13...

posted by Sam

Jeudi dernier, le label One One Six organisait une release party dédiée au digital dub de DLSM. De beaux noms, un public bouillant pour une excellente soirée, une des meilleurs de la saison. On se devait de vous offrir un report.  DLSM, artiste du label et webzine One One Six, basé entre Paris et Grenoble, a sortit son EP baptisé Abyssum (que vous pouvez écouter par ici). Après une date à La Bifurk en compagnie de Brain Damage deux semaines auparavant, c’est EVE qui accueillait cette team, avec Sound Disciples pour entamer la soirée, les gars de Mardjenal Syndicate pour chauffer à blanc la salle, DLSM pour son récital, puis Panda Dub en tête d’affiche pour clôturer en fanfare cette soirée. Un gros line-up, qui permet de vendre toutes les places disponibles 24 heures avant les hostilités ! C’est donc Sound Disciples qui ouvre la soirée, sur un son posé mais technique, entre soul et hip-hop, garni de quelques scratches maîtrisés. Peu à peu, EVE se remplit, les bières se vident, et la température monte. On regrettera un son peut-être trop faible, qui n’a du coup pas énormément attiré l’attention, poussant le public à sortir fumer sa clope ou s’asseoir autour du carré que forme la fosse. Ce même public va se rattraper avec la manière, et dès les premières minutes du set de Mardjenal Syndicate. La formation reggae, comprenant MC, bassiste, guitare, claviers et batterie, impose dès les premières minutes sa vision d’une soirée festive. L’entente de groupe fonctionne parfaitement, et associée aux ingrédients créateurs de bonne humeur, tels que les jeux de public, les refrains facilement chantable par la foule ou bien de petits solos musicaux bien glissés, la température monte très rapidement. Peut-être même trop, puisqu’il est à peine 21h30 et qu’on peut déjà voir des petits filous...

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Snoopzilla & Dâm-Funk- 7 Days Of Funk
  • Chroniques
Déc04

Snoopzilla & Dâm-Funk- 7 Days Of Funk...

posted by Pierre-Elie

  Après un passage qu’on pourrai qualifier d’étrange dans les contrées du reggae avec son alter ego Snoop Lion, le Doggfather (dont on a fêté les 20 ans du premier album Doggystyle il y a peu) revient sur la piste avec un projet tout neuf: 7 Days of Funk. L’idée?Un retour aux sources de Snoop, à la fois funk et rap, entièrement dédié au chill et au cool caractéristique de l’artiste. Il est accompagné pour l’occasion par Dâm-Funk, producteur connu pour ses instrus G-Funk. Petit point sur la cover de l’EP: dessinée dans un style qui rappelle furieusement Doggystyle, on y voit Snoop et Dâm-Funk devant un club, avec en arrière plan des dealers, des strip-teaseuse ainsi que des piliers de bars passablement éméchés se faisant jeter par la sécu’. Les deux protagonistes posent devant la DeLorean de Retour Vers le Futur, ce qui manifeste la volonté d’un retour dans le passé. On va voir si ça valait le coup de monter avec eux! L’album s’ouvre avec Hit Da Pavement, morceau bien funky, avec des basses et une mélodie au synthé qui nous plonge dans l’ambiance boite de nuit Californienne. Le flow de Snoop, toujours dans le cool, se pose agréablement sur le morceau, et on sent que malgré sa période reggae, Le Doggfather n’a pas perdu son flow et son style! Le constat se valide sur le morceau suivant, Let It Go, un morceau planant sur lequel le flow nonchalant de Snoop nous donne l’agréable impression de cruiser au bord de la plage dans un grosse lowrider violette. Une production brumeuse de Dâm-Funk, un refrain chanté, un petit solo extrêmement bien placé, bref, une ode au cool. On enchaine avec le morceau phare de l’album, Faden Away, qui nous ramène à une époque...

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Retour sur Saint Michel
  • Chroniques
Nov21

Retour sur Saint Michel...

posted by Julien

Saint Michel c’est le duo entre deux jeunes gars – Philippe Thuillier, 29ans et Emile Larroche, 19ans – qui se fait repérer avec son Ep I Love Japan sortie en Septembre 2012. Découvert pour ma part début 2013, c’est un coup de cœur qui vient réchauffer les environs hivernaux avec un titre extra-ordinaire, produit avec parfaite originalité, Katherine, c’est un peu comme Intro de M83, après avoir écouté ce genre de morceau, le reste paraît a priori diablement fade… Mais le reste de l’Ep se défend bien dont le titre éponyme – qui est aussi présent sur l’album – dévoilant un peu plus l’univers du groupe, structuré autour d’une partie basse assez stimulante, très agréable. À la question “Comment qualifieriez-vous votre musique ?”, ils répondent “Communément, c’est Pop Music, avec des instruments électronique comme le synthétiseur, tous synthétiseurs et beat machines dès années 80’ et du Japon”. Un Japon qui se retrouve aussi dans le titre Tokyo, mais pas explicitement dans les sonorités, du moins ce n’est pas aussi frappant et direct que sur le dernier album de Phoenix, l’influence se retrouve avec beaucoup plus de finesse, quelques traits, mais surtout dans l’organisation, le rythme saccadé qui peut sans doute faire écho. Ce beat discontinue se retrouve d’ailleurs sur pas mal de titre, tout en ayant une imposante couche de synthétiseurs en aval, et c’est un des traits bien plaisant de cette musique, une base déstructurée avec des titres très bien approfondis. Une sorte d’electronica sublimée par la pop. Saint Michel surprend donc dans un premier temps par la forme, et propose encore une nouvelle traverse dans la recherche de sonorités, des arrangements. Le groupe s’essaye à la découverte d’harmonies fraîchement composées, avec leurs synthés & beat machines bien sûr – pour la plupart...

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Excess Overdrive – Wazacrew & Audiogenic
  • Chroniques
Nov12

Excess Overdrive – Wazacrew & Audiogenic...

posted by Julien

L’album photo de cette soirée au Drak Art organisée par Audiogenic et le Wazacrew est disponible sur ce lien :...

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Eminem – Marshall Mathers LP 2
  • Chroniques
Nov03

Eminem – Marshall Mathers LP 2...

posted by Sam

Le rappeur de Détroit, superstar du début du millénaire, tente un retour aux sources avec ce MMLP2, qui fait suite à The Marshall Mathers LP, son plus grand succès. 13 ans plus tard, même si la côte populaire du rappeur a toujours bonne mine, bien des choses ont changé : Eminem reste sur deux albums décevant (Relapse et Recovery ) et son âge (41 ans) commence à ne plus concorder avec sa musique, souvent burlesque et infantile. Slim Shady est-il encore capable d’un revival inespéré ?   Sortit en 2000, Marshall Mathers LP, porté par des singles planétaires tels que Stan, The Way I Am ou bien The Real Slim Shady, est devenu l’album hip-hop le plus vendu au monde. Mêlant humour débile, discours antipatriotiques et love songs très noires, ce premier volet Marshall Mathers définit l’univers atypique d’un rappeur d’Eminem. L’annonce d’une suite à cet album cultisme à susciter évidement énormément d’attentes de tous les bords, et le risque semble énorme. Si on se base sur une comparaison au premier MMLP, pas besoin d’écouter énormément MMLP2 pour se donner un premier avis. Ce nouvel opus est bel et bien dans son époque, et n’est donc pas une suite. Eminem le voit lui-même comme un hommage nostalgique plutôt qu’un prolongement. Peu d’éléments renvoient 13 ans en arrière, ce qui est un défaut comme un avantage. La production de MMLP2 est plus variée, quitte à s’égarer quelque fois. On retrouve des prédominances dans l’album, avec des parties old school, d’autres rock, d’autres tournant carrément pop. So Much Better et son sombre piano frappé rappellent fortement cette belle époque qui a révélé Slim Shady au monde. On y retrouve d’ailleurs à la fin son amusant « I’m just playing (bitch), you know I love you », retrouvable sur Kill You et White America. Pas mal de sample d’anciens titres se cachent d’ailleurs dans ce nouvel album,...

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Gesaffelstein – Aleph
  • Chroniques
Oct28

Gesaffelstein – Aleph...

posted by Sam

Le prince noir de l’electro française  n’a jamais été aussi proche de la couronne. De ses débuts avec The Hacker jusqu’à ses récentes sorties sur Bromance, en passant par des collaborations avec des pointures tells que Kanye West, Mike Levy semble avoir réalise un sans-faute, que ce soit dans le casque ou en live, son nom s’étant souvent retrouvé sur les affiches de gros festivals cette année. Et ce n’est pas son nouvel album, Aleph, qui va contredire cette progression dorée.   Aleph, c’est la lettre hébreuse qui symbolise l’unité, la puissance et la stabilité, ainsi que le centre spirituel d’où rayonne la pensée, et qui établit un lien entre les mondes supérieur et inférieur. Un nom d’album mystique et grandiloquent, qui résume d’une bonne manière la musique sur ce CD. L’album s’ouvre avec Out of Line, une puissante déclaration de guerre dont les kicks rappellent des percussions tribales, et portent une voix désincarnée emplie de mystère. Un début parfait qui nous prépare à une véritable odyssée auditive. L’engouement ne retombe pas, puisque on enchaîne avec le redoutable et efficace Pursuit, qui, avec son synthétiseur hypnotisant et ses kicks sur-compressés, retourne le cerveau.   C’est sur Nameless que Gesaffelstein surprend, avec un morceau qui se rapproche de l’ambient, et qui plante une ambiance sombre et ténébreuse, faisant naître des images obscures dans l’esprit de l’auditeur, le tout porté par une mélodie de synthé entêtante renforcée par la régularité métronomique des kicks. Sur Destinations, on est accueilli par un torrent de basses surpuissantes, et on retrouve la voix désincarnée d’Out of Line qui telle une mélopée sombre accompagne un morceau rendu angoissant par son rythme et le bourdonnement incessant des basses. Obsession se distingue par des sonorités très désincarnées, froides et détachées, et un rythme qui donne envie de bouger...

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Arcade Fire – Reflektor
  • Chroniques
Oct27

Arcade Fire – Reflektor...

posted by Sam

Le supergroupe canadien revient avec Reflektor, double album au vu de sa longueur, produit par un ami du leader Win Butler, le génial James Murphy. Beaucoup d’attentes envers ce nouveau Arcade Fire, un groupe qui n’a jamais fait de faux pas, et ce après déjà 3 albums, dont le dernier, The Suburds, fut un succès critique, publique et scénique impressionnant. Reflektor est-il cet album capable de prouver au monde que, depuis le retrait de Radiohead, Arcade Fire est le plus grand groupe au monde actuel ?   Avant qu’il ne soit écoutable, quelques indices pouvaient nous donner la couleur de ce Reflektor. Les deux précédents albums de Arcade Fire furent enregistrés dans l’église de Farnham, au Québec. Pour ce nouvel opus, l’univers change complètement puisqu’il fut enregistré dans les Caraïbes. On peut déjà penser à une musique encore plus colorée qu’avant. On peut également deviner que l’album sera plus électronique, sachant que James Murphy, ex LCD Soundsystem, est derrière la table de mixage. Enfin, l’artwork, représentant le Orphée et Eurydice d’Auguste Rodin sur fond de marbre, donne un caractère sombre et mythique à l’oeuvre. Reste donc à Arcade Fire de nous montrer, en mélangeant ces différents ingrédients, comment cuisiner une si bonne galette. On comprend dès la première écoute pourquoi Reflektor est un double album : deux albums bien différents, mais liés, l’habite. Le premier joue plus sur des influences tropicales, et on ressent aisément la patte de James Murphy à la production. La meilleure démonstration de cela vient avec l’incroyable Here Comes The Night Time, morceau complètement rebelle au tempo évoluant constamment comme bon lui semble. On danse tout doucement, puis un piano caribéen répète un riff d’une simplicité extrême, nous emmène sur les plages de Haiti avant que tout s’emballe. On a rarement vu une production aussi aboutie pour un...

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