Un des évènements de la rentrée musicale 2012 était le très attendu premier album du quatuor nantais de DJs C2C. Quadruple champions du monde DMC (2003, 2004, 2005, 2006). L’excellent EP Down The Road, sortit au début de l’année, dévoilait 4 des 14 tracks de cet album. On pouvait placer de grosses espérances dans ce crew, composé de 2 membres du groupe de hip-hop Hocus Pocus (20syl & Greem) et du duo de scratch Beat Torrent (Atom & Pfel). L’album s’ouvre sur The Cell, track que l’on a pu découvrir durant l’ouverture des lives survoltés du groupe. C’est une bonne intro, avec une montée de plus d’une minute bien calme. S’enchaine un gros beat que l’on retrouve souvent dans le son de C2C, le tout accompagné par des chœurs qui donne un coté solennel au son. Il faut chercher sur les vocals pour trouver des traces de scratchs. Au final, c’est un titre puissant sans aller chercher dans le complexe. Vient ensuite le superbe Down The Road, déjà bien rodé cette année, puisqu’il a donné son nom à l’EP teasant l’album. On est pris dans un mélange de plusieurs genres, avec des bouts de rock superposés à une voix plutôt funk west coast, le tout rythmé par cet éternel beat et des scratchs plus présent. Avec King Seasons vient la première déception avec un refrain qui sent la praline et des lyrics un peu niaise, le tout sur une instru pas vraiment à l’image d’un groupe de 4 DJs. Un exemple, avec la musique qui se stoppe subitement pour laisser place à un violoncelle accompagné par un piètre : « Is it the very end of something, or is it just the begining ? ». On s’en serait passer volontiers. On oublie heureusement vite cette track...
Justice DJ Set @ … NRJ !...
posted by Sam
C’est la nouvelle qui a fait des émules dans la blogosphère au début de la semaine. Cette surprise, c’est le DJ set de Justice dans l’émission Extravadance de la radio number one, disons le franchement, chez les beaufs, j’ai nommé NRJ. Surprenant de la part d’un groupe qui propose par habitude l’autre face de l’électro que diffuse NRJ (David Guetta & co, pour taper large). Plusieurs hypothèses pour expliquer ça : un besoin de promotion (quoi que, à 2h du matin…), un besoin d’argent, ou tout simplement un délire… Bref, toujours est il qu’on a le droit à 2h de set de Justice, ce qui n’était pas arrivé depuis un gros bout de temps (4 ans, si je compte bien…). L’occasion de tester une autre facette du duo, celle du dj-ing. Il est vrai qu’on parle plus de leur talents de production ou des lives. Dès les premières minutes, on est surpris par les transitions, pas franchement soignées. Dommage, on ne relevait pas ça dans les vieux sets qu’on peut retrouver sur Youtube… On peut comprendre que le travail a put être bâclé, ce set n’ayant qu’une place anecdotique pour le duo. Quand aux sons proposés pendant le set, ce sont surtout ceux des copains, pour leur faire plaisir, mais aussi pour ravir les fans. Le début du set voit ainsi défiler Boys Noize, Gesaffelstein, SebastiAn, Daft Punk, Kavinsky à la queue leu leu. Du coup, ce sont de gros sons qui passent, c’est facile mais c’est ce qu’il faut. On peut comprendre cette programmation par la volonté de promouvoir cette scène aux auditeurs. La suite du set se structure d’artistes comptant plus ou moins dans l’entourage du groupe. La palette est large, on a du français (Surkin, Club Cheval, Cassius, Feadz) et de...
Parov Stelar – The Princess...
posted by maximiliend
Retournons un instant en mai dernier quand sortait dans les bacs le nouvel album de Parov Stelar. Il était impossible de passer à coté de ce dernier-né. Incontestablement le groupe phare aux penchants Electro-Swing, Parov Stelar conserve sa place d’artiste majeur du domaine. Leur nouvel album se trouve être une véritable démonstration de force. Divisé en deux CD l’album table sur la diversité, une facette plus calme et envoutante constitue le premier cd, le tout agrémenté d’une pincée de nouveautés avec des airs plus jazz que jamais, un piano envoutant (Requiem for Annie). Mon coup de cœur revient à Jimmy’s Gang en concurrence avec All Night. La deuxième partie aborde des airs plus courants, mais plus qu’enrichissant, citons The snake. Si ce n’est pas déjà chose faite découvrez cet album sur Youtube ou ci dessous via SoundCloud. Laissez vous séduire et farfouillez les bacs… Un ptit plus, le clip de Jimmy’s Gang...
Eurockéennes 2012, chapitre III : Dimanche 1 juillet...
posted by Sam
Troisième et dernière journée Eurocks. On décolle à 15h du camping, les pieds dans la boue et la peur au ventre, car tout le monde craint que la tempête de la veille ne se répète. Et on a du lourd au programme ! Arrivés sur le site, on a un peu les boules car on rate le live de Set & Match sur la Plage. On passe à la Green Room voir l’humouriste Le comte de Bouderbala, mais c’est pas très drôle. On peut se demander si les humouristes ont leur place dans un festival de ce genre… A voir ! Direction ensuite la Grande Scène pour aller voir le rap dufameux crew 1995. Et là, les 5 mcs et leur DJ nous offre un super moment, qui restera comme l’une des plus belles surprises du festival. Clash entre Nekfeu et Alpha Wann, pogos sur Killing in the Name of (LE son du fest, qui tournait en boucle sur la sono du camping et dont la remix de SebastiAn jouée par Kavinsky a mis le feu à la plage 24h plus tôt), accroupissement du public sur le Milliardaire… Bref, on a le droit à la totale, même sous la pluie, à 17h et dans un immense piscine de boue. On en ressort marron des pieds aux genoux, et les protections fabriquées la matinée au camping n’auront pas suffit. Bravo à vous messieurs, vous nous avez bien réchauffé sous cette pluie froide ! Un passage par la Green Room pour tester le punk hardcore de Refused, mais on arrive pas à rentrer dedans. C’est à se demander ce que fais ce type de groupes à 18h… Totalement déplacé, une des grosses failles de la prog, surtout sachant qu’il va falloir faire des sacrifices durant...
TORTOZ – Présentation, Live, Album, Interview...
posted by Rom
En ce jour du Vendredi 29 Juin, une semaine après la fête de la musique, je vous présente aujourd’hui un nouveau dans le rap français, Tortoz, qui commence en bombe en balançant régulièrement des Freestyles sur sa chaine en compagnie de son équipe la FIMB (Freestyle Is My Business). Nous sommes allé à sa rencontre pour sa première scène à Seyssins. Mathieu Tortoz de son nom, ce rappeur de 18 ans originaire de Seyssinet enchaine les freestyles depuis le début de l’année 2012 et les featuring avec déja de bons noms dans le milieu, comme par exemple son dernier feat avec VALD (Paris) ou Masta Pierrot (Grenoble), Kespar (Grenoble), ou encore Blind (Grenoble). Il a étudié au Lycée Aristide Berges, où il commença a rapper. Après quelque temps à écrire et à envoyer son texte en compagnie de ses potes »l’InduStreet38 », il commence a partir en solo en créant le crew FIMB (Freestyle Is My Business). C’est là que part alors le projet de MixTape »L’OVERTOZ ». En balançant alors des freestyles sur sa chaine YouTube, tous se rapprochant de plus en plus de l’Overtoz avec des featuring de plus en plus fat, il nous met l’eau à la bouche en nous montrant que ce projet promet d’envoyer du lourd ! L’OVERTOZ est composé d’une dizaine de titres dont on ne connait à ce jour que 2 ou 3 titres: Comme par exemple [ »Ma vie » Guest MISTER V]. Une instru des plus fresh avec un flow assez tranquille. On l’écoute, on perçoit le style et la technique: on est vraiment entraîné dans le rythme et dans les paroles. Un style que Tortoz que développé et qui fait toujours plaisir, c’est les accélérations des rimes, qui donne un côté »Faya ». _______________________________________________________________________________________________ Ou alors un featuring...
Eurockéennes 2012, chapitre II : samedi 30 juin....
posted by Sam
Deuxième journée qui commence sous un soleil toujours aussi fort, ce qui nous ravie, car tout le monde nous annonçait de l’orage. Foutaises ! Arrivés sur le site vers 16h, on se dirige vers la Green Room où nous croisons le recherché Mike Green, un monsieur distribuant des pass VIP pour une place en terrasse sur le bar Heineken surplombant la scène. La vue sur la scène est géniale, la soirée semble bien commencer ! On se pose donc sur la terrasse pour regarder le concert de Cerebral Blazzy, même si nous n’écoutons pas vraiment : ça cri un peu trop à notre goût… Ensuite, direction la scène de la plage pour voir la pop bien dynamique de Django Django, formation encensée par les critiques. En effet, le live est efficace et les garçons nous font apprécier leur musique sous un soleil qui commence à décliner. Magnifique ambiance ! On quitte la plage se restaurer avant ce qui va être, pour moi, un gros point de la soirée : la plage à Pedro. La scène de la plage est confiée à Pedro Winter, aka Busy P, boss du label Ed Banger Records et DJ à ses heures perdues. Un gros programme sur le papier, avec un enchaînement non stop de concerts plutôt orientés electro de 20h à 3h. On commence par la pop d’Electric Guest, mais une fois le tube American Daydream passé, on commence à s’impatienter. Car derrière, c’est Kavinsky qui va faire son show. J’attendais beaucoup de ce live, car il y avait toutes les chances pour que le bonhomme dévoile quelques tracks inédites de son album à venir, comme il l’avait fait à Solidays une semaine auparavant. Le live commence sur son récent Roadgame, et directement, la foule est prise...
Eurockéennes 2012, chapitre I : vendredi 29 juin....
posted by Sam
Et c’est partit pour trois jours de musique du coté de l’un des plus gros festival français. Arrivés à Belfort la veille, c’est sous un soleil de plomb que nous nous rendons du camping vers le site du festival, sur la superbe presqu’île de Malsaucy pour assister à cette première soirée, qui s’annonce variée, mais dominée par des frenchies venants de différents endroits de la scène musicale. Premier passage sur la Green Room (la scène du bar Heineken), pour voir l’américain Hanni El Khatib, qui nous propose un rock blues qui peut nous rappeler celui des Black Keys. Malheureusement, le concert tarde à prendre de l’ampleur, sa ne décolle pas suffisamment. Décevant, car j’en attendais plus de la part de ce groupe dont quelques morceaux studios m’avait mis la puce à l’oreille. On n’attend pas la fin du premier concert, et on se bouge direction la plus petite des 4 scènes, le Club Loggia, qui se trouve en face de la grande scène. Pratique pour les transferts, quand on connait la distance entre d’autres scènes (surtout Plage-Grande Scène), qui, additionnée, aux bouchons, peut vous bouffer un bon bout du concert. Nous retrouvons donc sur la Loggia le groupe de hip hop français Art District. Ils nous jouent une fin de set très convaincante, le groupe est bien dynamique, et la foule est prise au jeu. Un demi tour et 100 mètres plus loin, et nous voilà sur la grande scène pour voir le reggae festif de Gentleman. L’allemand et ses 9 musiciens nous assurent un son qui fait danser les foules, c’est pile-poil ce qu’il faut sous le soleil cuisant. On se dirige ensuite vers la Green Room, pour voir Amadou & Mariam et leur invité qui est LA personne incontournable de la...
Para One – Passion...
posted by Sam
On a beaucoup attendu le nouvel album de Jean-Baptiste de Laubier, aka Para One, qui sévit sur différents coins de la scène musicale depuis maintenant plus de 10 ans. De nombreuses fois producteur pour TTC, il a récemment signé le dernier album des Birdy Nam Nam, Defiant Order, sortit en 2011. Connaissant son passé, on ne pouvait attendre que du bon de sa part, après Epiphanie (2006). Avant tout attiré par la production, c’est la volonté de créer quelque chose détaché d’autres artistes qui l’a ramené vers sa carrière solo. On assiste, avec Ice Cold, à une intro assez troublante, plutôt sombre et froide qui peut nous laisser présager d’un album dans ce style. Mais cette idée ne dure pas bien longtemps, avec Wake Me Up, morceau surprenant, torturé entre un beat qui sonne très glitch et des petits bouts de synthés très spécifiques, qui nous annoncent un album complexe, produit du génie de Para One. On enchaîne avec Every Little Thing, un titre qui sonne une pop légère et agréable, porté par les chants d’un Tekilatex ressuscité (ex rappeur de TTC) et d’Irfane (chanteur d’Outlines et pour Breakbot). Il s’ensuit le titre Vibrations, additionné à l’interlude Poisened Apples, qui mériterait d’être développé en une track à part entière tant son groove nous rappelle une production hip hop old school, ce qui nous renvoie aux débuts de Para One. Finalement, ce titre peut s’avérer être un prélude à la piste suivante, When the Night, qui vient puiser dans un répertoire funk des 80s, boosté par la dynamique voix de Jaw et la superbe prod de Para One, endiablée par une basse de folie. Changement brutal avec l’arrivée de Sigmund, qui va puiser dans une techno très speed qui fait penser aux sons de...
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posted by maximiliend
Little World Music est le blog dédié exclusivement à la musique. Maintenu par des étudiants férus de musique, les sorties d’albums et de nombreuses chroniques sont présentées, ainsi que des critiques, évaluations, news en vrac, calendriers de tournées et d’événements, covers de chansons etc… ainsi que des interviews exclusives, des bons plans … Rejoignez ce monde trépidant...


