Quelques souvenirs des Jour 1, Nuits 1 et 3 de l’excellent festival lyonnais Nuits Sonores. Crédit photo : Julien...
Rone – Vood(oo)...
posted by Julien
Rone réalise un sublime jeu d’équilibriste sur cet EP qui poursuit et clôture merveilleusement Creatures sorti l’an passé. Il sème des sonorités qui lui sont propres tout au long de ce quatre titres avec un travail de recherche plus profond, moins pop et très authentique. Tel un laborantin Rone explore de manière candide, torturant ses machines dans son studio, et livre un voyage de dix-sept minutes qui démarre dans un style ambiant et se clôture aux alentours de cent-soixante bpm. Un grand écart réalisé avec finesse entre Etc qui ferait une excellente bande son d’un film tourné dans le grand nord, dont Pankot serait le deuxième thème. Et Vood(oo) qui a soulevé les foules en 2015 pendant ses lives démentiels et qui démarre avec une intro nébuleuse, immersive, où les couches se superposent. Rone effectue un travail orchestral sublime, lâche les reines à la moitié de ce morceau et atteint le climax de sa carrière musicale en mêlant une rythmique de batterie déchaînée. Une batterie aussi présente et entraînante sur Dolls, qui rend ces deux tracks terriblement organiques. Ayant pu admirer son live à plusieurs reprises l’an passé, il n’y avait plus trop de doutes concernant la qualité artistique prise par le projet Rone. Cette dynamique est à présent confirmée par cet EP majestueux et surprenant. Cela dit, il est grand temps de (re)visionner le bien beau concert enregistré à l’Olympia et diffusé par Arte Concert. ...
BO Fevrier 2015
posted by Sam
Après un mois de janvier de folie, les sorties musicales se sont faites plus discrètes. Il faut donc fouiller un peu plus, mais on trouve toujours des pépites, même en février. Badbadnotgood & Ghostface Killah retournent à leurs premiers amours On le sait depuis un certain moment, le trio Badbadnotgood aime tourné son jazz en hip-hop (avec MF Doom, Tyler the Creator et bien d’autres). On sait aussi que Ghostface Killah aime ce que le jazz a pu offrir à son hip-hop. C’est ce qui a motivé Sour Soul, l’album sortir de l’esprit de cette rencontre artistique de luxe. Le projet rend hommage à l’atmosphère qui entourait les 70s, quand le jazz s’apprêtait à laisser une place au hip-hop. En résulte un album hip-hop complètement novateur qui fait du bien à un style noyé sous les prods électroniques. Ghostface se dote d’un live band assez destructeur, ou Badbadnotgood a trouvé un MC ravageur. Rone joue aux petits monstres Trois ans après le fantastique Tohu Bohu, le sorcier Rone revient dans les bacs avec Creatures. L’occasion pour le français de créer de nouvelles ambiances autour de ce projet, qu’il a vu plus sombre et plus varié. En témoignent les featuring avec des chanteurs pop (François Mary et Daho) et ses collaborations avec des musiciens d’horizons très variés. Et dans ce tas d’idées excentriques, chacun y trouve sa place : la guitare de Bryce Dessner (The National) donne une touche plus psyché, la contre-basse de Gaspard Claus donne toute sa noirceur au terrible Freaks… Moins tubesque que son prédécesseur, Creatures reste tout de même un bel album, et surtout un projet aboutit qui fait belle figure dans la massive discographie de Rone. Juan Atkins et les autres légendes de Détroit sont éternelles Père cofondateur de la techno de Détroit, Juan Atkins ressuscite son projet Model 500 le temps d’un nouvel album. Désormais devenu...
Rone remixe le « 15 minutes » de Breton...
posted by Sam
Ces deux noms font partit d’une nouvelle scène qu’on aime particulièrement. D’un coté, Breton, groupe anglais qui vient de sortir son second album, le génial War Room Stories. On en a peu parlé, mais on l’a beaucoup aimé, et soyez sûr qu’il à déjà marquer l’année. De l’autre coté, Rone, jeune artiste français qui a connu une année 2013 folle conclue par un Olympia. Outre leur lieu de création fétiche (Berlin), ces deux noms ont la particularité commune d’appartenir à une scène qu’il ont eux mêmes en partie créer : les sonorités électroniques et harmoniques de Breton se mélangent à un rock experimental novateur, tandis que Rone apporte des ambiances lunaires à une electronica riche et émotive. Dernier titre de War Room Stories, 15 minutes concluait cet album en puissance mélancolique. On pouvait d’ailleurs voir sur le clip du titre que ce n’était pas le plus bel happy-ending que la musique ait connue. Là n’est pas le but, et les anglais le savent en sortant ce titre comme deuxième single de l’album, après Envy. De son coté, Rone touche relativement peu aux vocaux, laisse quelques notes de piano, mais se charge de toutes les autres harmonies. Il en ressort un morceau plus dense, aux accents psychédéliques. La montée finale, qui faisait office de repère dans l’originale, est respectée, et même embellie. Le résultat est en écoute...


