C’est un secret pour personne, Asaf Avidan a une voix fantastique, à chaque écoute aussi surprenante que la première. Une performance sublimée sur scène avec des musiciens qu’il semble fortement apprécier au vu des regards complices et des sourires échangés. Même si composer est un processus à la base purement égoïste pour Avidan, une nécessité – il ne s’en cache pas – sa musique prend tout son sens en live, dans l’échange qu’il produit avec le public : « Together we are making art ! » lance-t-il. Le partage est effectivement une notion que cet artiste connaît bien, n’hésitant pas à discuter pendant plusieurs minutes entre certaines chansons. Mardi c’est à quelques leçons de physique que le public a assisté, sous fond d’une recherche désespérée de liberté. L’homme n’est peut-être qu’une poussière dénué de libre arbitre, pour autant il suffit de croire en sa capacité d’agencer les choses… Et c’est bien de cette capacité que né l’art. Petit à petit la fosse se décontracte et se laisse absorber par l’univers d’Avidan, le set progresse vers des chansons plus dansantes et le temps file joliment. Mais le groupe est généreux, après une bonne heure de concert alternant le nouvel album avec ses anciennes compositions, Asaf revient d’abord seul jouant sa fameuse Reckoning Song sous des applaudissements unanimes. Quelques morceaux plus tard le groupe salue aisément son public, laisse la scène vide à nouveau et réapparaît deux/trois minutes plus tard alors que la salle tapait des pieds implorant une dernière douceur. « Ok one more song but you guys cannot sit down ! » et les gradins se levèrent instantanément. La grâce de monsieur Avidan emplie une nouvelle fois Le Silo, il semble tout aussi difficile pour l’artiste de se séparer de son public que...
LA TRIPLIST DU MERCREDI #4...
posted by Julien
À peine l’année démarré que les sorties fleurissent à vue d’oeil, en voici trois qui ont squatté nos oreillettes ces dernières semaines. Le deuxième album solo d’Asaf Avidan est une pure merveille, à la frontière entre une bande son amélioré d’un James Bond, un disque de Frank Sinatra, des vocalises de Janis Joplin et de grandes influences folk, le jeune israélien propse une album d’une authenticité et sincérité rare. Over My Head est sans doute le titre le plus joyeux de ce dernier, au moment où tout allait bien avec son amie… François et ses potes ont profité d’un tour en Afrique pour nous livrer un EP produit en collaboration avec des chanteurs et musiciens locaux, dont l’atmosphère a été envahie par les sonorités du pays. Ayan Filé et son clip à moitié barré dans le style lsd des années 60 mettent immédiatement le sourire. On vous conseille de lire l’article déduis sur le site du Monde pour découvrir en détail ce jolie projet : http://www.lemonde.fr/afrique/visuel/2015/01/21/l-homme-tranquille-le-periple-africain-de-francois-and-the-atlas-mountains_4550324_3212.html Musicalement, Thylacine a mis la barre haute avec son premier titre dévoilé il y a quelques semaines – « Moutains » -, travaillant avec des cordes et apportant en soutien de nombreuses couches qui viennent esquisser une belle toile. L’attente montait donc progressivement à l’approche de ce 3ème EP et bien que nous ne soyons pas stupéfiés, ces nouvelles productions confirment à nouveau le talent du jeune loup. Sur Closing Thylacine se laisse aller – après une longue et langoureuse intro – dans des sonorités plus dancefloor avec notamment des vocalises plus aigus doublées d’un piano bien coloré, tout en conservant sa structure habituelle. L’impatience quand à l’arrivée d’un premier album est grandissante, difficile de s’en...


