Farandoles & Kétamine pour les horaires de passage de Musilac

Bannière Musilac

 

Les derniers noms (ou presque) sont tombés hier, encore quelques petites douceurs viennent s’ajouter à une programmation bien meilleure que l’an passé. Belle surprise pour les anglais Kaiser Chiefs très peu présents sur la scène française, dont le dernier album sorti en Octobre dernier est passé globalement inaperçu malgré un engouement en outre-Manche; les français Jamaica viendront jouer leur set bien cool, à la croisé de Phoenix et des Strokes; d’autres groupes – Be Quiet, Quitana – que l’on ne connaissait pas paraissent les bienvenues, à voir en live.

 

 

 

 

Deux groupes restent à annoncer l’histoire de vous maintenir en éveil dans les semaines qui arrivent. Globalement, la programmation est plutôt réussite et bien variée(http://www.littleworldmusic.fr/2014/04/29/recap-de-nos-festivites-estivales/). Ces avant-derniers noms confirment la volonté des organisateurs pour cette édition 2014 : monter d’un cran l’affiche, laisser un peu de place à la surprise, et vite revenir dans le vert.

Les efforts payent, les 10.000 premiers pass en tarif réduits s’étaient déjà écoulés relativement vite et le camping affiche complet depuis hier.

 

 

Jusque-là tout va bien. C’est en ouvrant la newsletter qui annonçait aussi que les horaires de passages étaient disponibles que le drame est advenu.

 

C’est rare que ce soit aussi fragrant, tous les programmateurs commettent  un jour quelques erreurs – il fallait penser à faire jouer Juvenile aux alentours de 3h30 après des noms comme De Crecy ou Yuksek aux Reperkusound 2013… – mais là c’est au-dessus, on est franchement soufflé, les mots nous manquent.

La principale faille se retrouve dans la boulimie de middles à l’affiche le Vendredi – stratégique pour amadouer les festivaliers hésitants à prendre un pass pour l’ensemble du festival. Effectivement en ayant que deux scènes il est difficile de maintenir ce soir-là une progression à la fois dans la puissance et dans la renommée(française) des groupes, tout en programmant les têtes d’affiches dans le top horaire 22h/00h de Musilac. Pour autant il était jouable d’éviter un tel carnage. Les enchaînements traduisent la course d’un yoyo:  Kaiser Chiefs ouvre le bal des middles à 18h30, c’est tôt mais pourquoi pas si London Grammar ne prenait pas la suite. Passer d’un groupe rock/britpop anglais bien dynamique aux fabuleuses vocaliques de Hannah Reid sera un beau défi auditif et ce n’est que pacotilles à côté de ce qui suit. À peine sortie de belles songeries, les légendaires Motörhead viendront vous réveiller à grands coups de massue. On les attend pourtant avec impatience mais ça va être douloureux, d’autant plus qu’à 21h il ne ferra même pas nuit. M prend la suite, on lui souhaite bon courage. Shaka Ponk viendra ensuite clore le chapitre carnassier de la soirée, la redescente se ferra avec souffrance. Pourtant tous deux séduisants, Fauve ne le sera sûrement pas à 00h30 après autant de débâcles, c’est encore plus amusant pour l’excellent jazzman Maceo Parker qui achèvera la soirée sur la scène Pression Live, peut-être l’ont-ils confondu avec Bakermat.

N’aurait-il pas été bien plus aisé de se laisser guider par le line-up suivant ? : Maceo Parker(18h30), London Grammar(19h45), – les 30minutes de pauses prévues- Fauve(20h45), M(22h15), Kaiser Chiefs(23h15), Motörhead(00h15), Shaka Ponk(1h15). Même si Motörhead aurait bien mérité sa place à 1h15 mais difficile de faire jouer une tête d’affiche en dernier.

Rassurez-vous, après une telle périphérie, la suite est moins agressive et résulte surtout dans le manque de puissance le Dimanche. Pour autant il faut quand même notifier l’excellente coquille du Samedi: Vanessa Paradis entre Skip the Use et Placebo, tiercé gagnant. Heureusement vous pourrez laisser filer vos nerfs entre personnes averties durant le set du grenoblois The Hacker qui bouclera la soirée sur la scène Pression Live, et ça c’est bien vu. Le Dimanche sera donc (assez) calme mais finira il est vrai en beauté avec un set – on l’espère maîtrisé – de Moroder.

 

 

L’idée en écrivant ces lignes n’est pas de critiquer pour critiquer, certes il s’agit là d’un coup de gueule mais on considère que toute critique est bonne à prendre du moment que le débat est ouvert, il l’est de notre côté. La chose étant qu’il est juste décevant de voir une belle programmation gâchée par des choix stratégiques qui laissent songeurs.